Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XIe siècle
Découverte de la statue mariale
Découverte de la statue mariale
XIe siècle (≈ 1150)
Origine légendaire de la chapelle initiale.
vers 1380
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
vers 1380 (≈ 1380)
Lancement des travaux sur l’emplacement actuel.
10 avril 1530
Érection en collégiale
Érection en collégiale
10 avril 1530 (≈ 1530)
Bulle papale de Clément VII.
1622
Exposition de saint François de Sales
Exposition de saint François de Sales
1622 (≈ 1622)
Transit de sa dépouille vers Annecy.
17 février 1982
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 février 1982 (≈ 1982)
Protection partielle de l’édifice.
8 février 2015
Fermeture pour profanation
Fermeture pour profanation
8 février 2015 (≈ 2015)
Événement contemporain marquant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-des-Marais, à l'exclusion du clocher et de la façade ouest (cad. AB 36) : inscription par arrêté du 17 février 1982
Personnages clés
| Philibert Pupunat - Chanoine et mécène |
Finança les chapelles Renaissance en 1530. |
| Clément VII - Pape (1523–1534) |
Éleva l’église en collégiale en 1530. |
| François de Sales - Saint et évêque |
Dépouille exposée en 1622. |
| Jeanne de Chantal - Sainte et fondatrice |
Vénérée après sa visite en 1641. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-des-Marais de Montluel, située dans l’Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, trouve son origine dans une légende du XIe siècle : une statue de la Vierge Marie, découverte dans les marais bordant le Rhône, aurait inspiré la construction d’une chapelle hors des remparts de la cité. Ce modeste édifice, devenu un lieu de pèlerinage, se dégrada au fil des siècles, nécessitant sa reconstruction à partir de 1380 environ, sur l’emplacement présumé d’un prieuré médiéval. Les travaux, s’étalant jusqu’au XVIIe siècle, expliquent la coexistence des styles roman, gothique et Renaissance, notamment dans les chapelles financées par Philibert Pupunat en 1530.
L’église fut élevée au rang de collégiale en 1530 par une bulle du pape Clément VII, marquant son importance religieuse. Elle accueillit des figures majeures du catholicisme : saint François de Sales, dont la dépouille y fut exposée en 1622 lors de son transfert vers Annecy, et sainte Jeanne de Chantal, vénérée après sa visite en 1641. L’édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1982 (hors clocher et façade ouest), subit une rénovation globale en 1971. Sa fermeture pour profanation en 2015 rappelle les défis contemporains de préservation du patrimoine sacré.
Architecturalement, l’église se distingue par ses trois nefs aux styles variés : voûtes d’arêtes, croisées d’ogives et plafonds à caissons, ces derniers rares en France (présents seulement à Montluel et Annecy). La façade, construite principalement en galets de la moraine de la Dombes, reflète cette diversité avec un portail central ogival et des portes secondaires à frontons triangulaires. L’utilisation de matériaux locaux et la superposition des époques en font un témoignage unique de l’évolution artistique et spirituelle de la région.