Église Notre-Dame-des-Sablons d'Aigues-Mortes dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art gothique primitif

Église Notre-Dame-des-Sablons d'Aigues-Mortes

  • Grande rue Jean Jaurès
  • 30220 Aigues-Mortes
Église Notre-Dame-des-Sablons dAigues-Mortes
Église Notre-Dame-des-Sablons dAigues-Mortes
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Église Notre-Dame-des-Sablons dAigues-Mortes
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1183
Première mention de l'église
XIIIe siècle
Construction initiale
1537
Élévation au rang de collégiale
1575
Saccage par les protestants
1634
Chute du clocher
1740
Création de la cloche
1738-1744
Travaux majeurs
1804
Retour au culte catholique
1949
Inscription aux monuments historiques
1990
Classement aux monuments historiques
1990-1991
Installation des vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : inscription par arrêté du 6 décembre 1949 - L'élément d'autel gallo-romain se trouvant dans l'emmarchement du choeur de l'église : classement par arrêté du 31 août 1990

Personnages clés

Saint Louis Roi de France ayant embarqué depuis Aigues-Mortes pour les croisades.
Claude Viallat Artiste ayant réalisé les vitraux contemporains de l'église.
Bernard Dhonneur Maître verrier ayant collaboré avec Claude Viallat pour les vitraux.
Jean Poutingon Fondeur ayant réalisé la cloche principale de l'église en 1740.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-des-Sablons

L'église paroissiale Notre-Dame-des-Sablons, située à Aigues-Mortes (Gard, Occitanie), est un édifice gothique dont quelques parties du gros œuvre remontent à l'église mentionnée en 1183. Très remaniée au fil des siècles, elle conserve néanmoins de nombreux décors et éléments architecturaux du XIIIe siècle. Il s'agit d'une église à trois nefs, à chevet plat, pourvue de chapelles latérales ; trois baies du XIIIe siècle subsistent au chevet. La nef a été construite vers le milieu du XIIIe siècle, les chapelles latérales datent du XVe siècle et l'édifice a connu d'importants remaniements au XIXe siècle. Dans le bas-côté sud se lisent deux fragments de piles rondes engagées avec leurs chapiteaux du XIIIe siècle, et s'y ouvrent des chapelles des XVe et XVIe siècles. L'église est considérée comme le dernier témoignage de l'embarquement de saint Louis pour les croisades et aurait été édifiée avant l'enceinte urbaine, à l'époque du roi. Élevée au rang de collégiale en 1537, elle fut saccagée par les protestants en 1575. La chute de son clocher en 1634 causa d'importants dégâts et rendit l'édifice inutilisable près d'un siècle ; la paroisse fut alors transférée temporairement dans la chapelle des Pénitents blancs. Des travaux majeurs sur l'orientation de l'édifice et la tour de l'horloge eurent lieu de 1738 à 1744. Pendant la Révolution, l'église servit d'église décadaire, puis de caserne et de dépôt de sel ; elle redevint lieu de culte catholique en 1804 et fut restaurée dans un style néo-classique baroque. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 6 décembre 1949 et classé le 31 août 1990, notamment pour son autel gallo-romain. Entre 1964 et 1967, le décor du XIXe siècle, notamment les plafonds à caissons, fut supprimé pour restituer un intérieur plus sobre et de tonalité médiévale ; l'essentiel du mobilier des XVIIIe et XIXe siècles disparut alors, à l'exception de quelques statues. Depuis 1991, des vitraux de Claude Viallat apportent à l'édifice une lumière et des couleurs remarquables. À la suite d'une initiative municipale et paroissiale, Claude Viallat et le maître verrier Bernard Dhonneur réalisèrent en 1990 trente et un vitraux (rosace, fenêtres et fenestrons) couvrant 61 m², cofinancés par l'État, les collectivités, la paroisse et des mécènes. L'iconographie, traitée de façon abstraite par la symbolique des couleurs, se déploie sur des vitraux sans sertissage, exécutés d'après les cartons grandeur nature de l'artiste. Le verrier utilisa une technique de verre soufflé, plaqué et feuilleté en trois couches (triplex) avec un verre transparent au centre et deux pellicules colorées, colorées à la fusion, travaillées au pochoir et gravées à l'acide pour composer les formes et les superpositions chromatiques. Le mobilier répertorié comprend un crucifix en bois du XIVe ou XVe siècle, un autel, un ambon reposant sur un autel gallo-romain, des statues de saint Louis et de sainte Anne, ainsi qu'un « Christ démembré ». Le très sobre clocher à peigne abrite trois cloches ; la plus importante, de 1,07 m de diamètre, date de 1740, est classée objet monument historique et a été réalisée par le fondeur Jean Poutingon. L'église demeure un élément majeur du patrimoine d'Aigues-Mortes, alliant vestiges médiévaux, transformations modernes et interventions contemporaines.

Liens externes