Église Notre-Dame-des-Salces de Saint-Privat dans l'Hérault
Patrimoine classéPatrimoine religieuxArt roman languedocienArt roman lombard
Église Notre-Dame-des-Salces de Saint-Privat
4 Rue de l'Église
34700 Saint-Privat
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef Fin du XIe siècle (≈ 1195)
La partie ouest de la nef romane est édifiée.
XIIe siècle
Achèvement de la nef
Achèvement de la nef XIIe siècle (≈ 1250)
La nef romane est terminée et voûtée en berceau sur doubleaux.
XIVe siècle
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet XIVe siècle (≈ 1450)
Le chevet roman est démoli et remplacé par un nouveau chevet et un clocher.
1789
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher 1789 (≈ 1789)
Le clocher s'écroule sur la partie orientale de l'édifice.
1824
Restauration des voûtes
Restauration des voûtes 1824 (≈ 1824)
Protection des zones ruinées sous des voûtes en briques.
1937
Inscription du monument
Inscription du monument 1937 (≈ 1937)
Le reste de l'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
1962
Classement de la nef
Classement de la nef 1962 (≈ 1962)
La nef romane est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception de la nef classée : inscription par arrêté du 3 décembre 1937 ; Nef romane (cad. A 292) : classement par arrêté du 4 octobre 1962
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-des-Salces
L'église Notre-Dame-des-Salces se situe au village des Salces, le plus important et le plus oriental des trois villages de la commune de Saint-Privat, dans le nord du département de l'Hérault, en Occitanie. Saint-Privat est mentionné dès 1057 sous le nom de Municipium castri de S. Privato et apparaît encore en 1437 sous le nom de Decimaria loci S. Privati de Salsis ; l'église elle-même est citée en 1122 dans le cartulaire de l'abbaye de Gellone. La partie la plus ancienne est la nef romane, voûtée en berceau sur doubleaux, présentée dans les sources comme comportant deux travées et portant des caractères du XIIe siècle ; la construction de la partie ouest remonterait à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. Le portail sud, percé dans la façade méridionale, est traité en avant-corps et terminé par une assise moulurée en quart de rond ; les quatre colonnettes qui l'encadraient ont disparu et il subsiste seulement des chapiteaux grossièrement sculptés. La seconde partie de la nef, plus élevée, ainsi que l'abside semblent dater du XIVe siècle ; dans ce courant, le chevet roman primitif aurait été démoli et remplacé par un nouveau chevet et un clocher, l'ensemble formant alors un plan plus important. En 1789 le clocher s'est écroulé sur la partie orientale de l'édifice, déjà reconstruite au XIVe siècle et voûtée sur croisée d'ogives ; en 1824 la zone ruinée fut protégée sous des voûtes en briques — berceau sur la nef et calotte surbaissée sur le chœur. Le chevet du XIVe siècle est large mais bas, soutenu par de puissants contreforts et couvert de tuiles ; il est décalé vers le nord et comprend une travée en coude, un transept et une abside à sept pans. À l'extérieur, la partie supérieure des murs est ornée de petites arcatures et la façade méridionale, flanquée d'un clocher carré couvert d'ardoises, présente des bandes lombardes reposant sur de petits modillons sculptés de motifs géométriques ou anthropomorphes. À l'intérieur, la nef romane classée conserve sa voûte en berceau et un portail sud roman ; le chevet du XIVe siècle et le clocher complètent l'ensemble. Une cloche datée de 1694 est signalée dans l'église. La nef romane fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 octobre 1962, tandis que le reste de l'édifice est inscrit depuis le 3 décembre 1937.