Frise chronologique
Ve siècle
Fondation légendaire
Fondation légendaire
Ve siècle (≈ 550)
Monastère fondé par saint Rustique.
771
Refuge de Desiderata
Refuge de Desiderata
771 (≈ 771)
Épouse répudiée de Charlemagne.
1404
Première mention écrite
Première mention écrite
1404 (≈ 1404)
Église paroissiale attestée.
XVIe siècle
Déclin progressif
Déclin progressif
XVIe siècle (≈ 1650)
Fidèles préfèrent Saint-Luc.
1951
Classement MH
Classement MH
1951 (≈ 1951)
Inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-des-Vals (ancienne) (cad. A 373) : inscription par arrêté du 7 février 1951
Personnages clés
| Saint Rustique - Évêque de Narbonne |
Fondateur légendaire du monastère. |
| Desiderata - Épouse de Charlemagne |
Répudiée, réfugie ici en 771. |
| Charlemagne - Empereur carolingien |
Lié à la légende de Desiderata. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-des-Vals, située à Ginestas dans l'Aude, est un sanctuaire roman des XIe et XIIe siècles, inscrit aux monuments historiques en 1951. Son origine remonterait au Ve siècle, attribuée à saint Rustique, évêque de Narbonne, qui y aurait fondé un monastère. Selon la légende, Desiderata, seconde épouse répudiée de Charlemagne en 771, s’y serait réfugiée. Le site servit de refuge aux populations narbonnaises lors des guerres et épidémies.
L’édifice, initialement siège d’un monastère puis d’un prieuré, devint l’église paroissiale de Ginestas jusqu’à la Révolution. À partir du XVIe siècle, les fidèles lui préférèrent l’église Saint-Luc, plus proche du village. L’architecture romane se caractérise par une nef voûtée en berceau, une abside semi-circulaire et des arcatures lombardes. Une grotte adjacente abrite quatre colonnettes, vestiges présumés de l’ancien cloître, dont trois gothiques et une romane.
Le premier document attestant de Notre-Dame-des-Vals date de 1404, confirmant son statut paroissial. L’église conserve des éléments décoratifs remarquables, comme des arcatures aveugles sur lesènes et un décor polychrome alternant lave noire et brique rouge. Malgré son déclin progressif, elle reste un témoignage architectural et historique majeur de la région, lié aux traditions monastiques et aux légendes carolingiennes.