Frise chronologique
990
Première mention écrite
Première mention écrite
990 (≈ 990)
Acte citant *Ecclesia S. Marie de Pauliano*.
2e moitié XIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef romane.
XIIIe siècle
Achèvement de l'abside
Achèvement de l'abside
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chevet polygonal à sept pans.
XIVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour carrée sur la nef.
1742
Tribune des Pénitents Blancs
Tribune des Pénitents Blancs
1742 (≈ 1742)
Ajout d’une vaste tribune.
1859
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1859 (≈ 1859)
Lanterne octogonale après incendie.
27 janvier 1987
Classement MH du chœur
Classement MH du chœur
27 janvier 1987 (≈ 1987)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame des Vertus (cad. AC 26) : classement par arrêté du 27 janvier 1987
Personnages clés
| Charlemagne - Empereur |
Confia Paulhan aux Bénédictins (franc alleu). |
| Bénédictins de Saint-Thibéry - Communauté religieuse |
Propriétaires de l’église jusqu’au VIIIe siècle. |
| Pénitents Blancs - Confrérie |
Responsables de la tribune (1742). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-des-Vertus de Paulhan, située dans le département de l’Hérault, trouve ses origines dans un acte de 990 mentionnant Ecclesia S. Marie de Pauliano, alors rattachée à l’abbaye de Saint-Thibéry. Ce lieu de culte, implanté sur une voie vers Compostelle, fut reconstruit à partir de la seconde moitié du XIIe siècle, avec une nef romane suivie d’une abside polygonale achevée au XIIIe siècle. Un clocher carré, percé d’arcs brisés, fut ajouté au XIVe siècle au-dessus de la nef, tandis qu’un pavillon en coupole (XVIIIe siècle) s’effondra après un incendie, laissant place à une lanterne octogonale en 1859.
Les fouilles ont révélé un passé antique : un temple dédié à Cérès (Ier siècle), christianisé au IVe siècle sous le vocable de Notre-Dame, puis détruit par les Sarrazins au VIIIe siècle. Deux chapelles bénédictines se succédèrent avant l’édification de l’église actuelle, dont la tribune des Pénitents Blancs (1742) marque l’affectation à une confrérie au XVIIIe siècle. L’édifice, classé en 1987 pour son chœur, illustre ainsi une stratification historique allant de l’Antiquité aux remaniements modernes.
Architecturalement, le chevet à sept pans, orné de baies cintrées et de modillons, contraste avec la nef aux contreforts massifs et le portail méridional enfoui sous le niveau du sol. La façade occidentale, surmontée d’un gâble, intègre le clocher médiéval et sa lanterne du XIXe. Ces éléments reflètent les adaptations successives, des pèlerinages médiévaux aux besoins liturgiques des confréries, dans un site initialement périphérique, à l’écart du centre-ville.
Mentionnée comme Rectoria de Paolhano en 1323 puis Cure de Paulhan en 1760, l’église dépendait de l’archiprêtré du Pouget. Ses patrons, B.M. Virtutum et Exaltatio S. Crucis, soulignent son rôle spirituel dans une région marquée par les influences bénédictines et les routes jacquaires. La protection du chœur en 1987 consacre sa valeur patrimoniale, mêlant héritage roman, gothique tardif et interventions post-médiévales.