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Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise néo-romane Eglise gothique

Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer

    5 Rue d'Alsace
    83500 La Seyne-sur-Mer
Propriété de la commune
Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer
Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer
Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer
Église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer
Crédit photo : Rvalette - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1603
Construction de la première chapelle
23 mai 1673
Décision de construction
8 juin 1674 - 1682
Construction de l'église
1888-1890
Réfection de la façade
1891-1892
Installation de l'orgue actuel
2 décembre 1988
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. AM 1216) : inscription par arrêté du 2 décembre 1988

Personnages clés

Curé Rossoli - Concepteur des plans Auteur des plans initiaux (1674).
Pierre et Jean Delvaux - Maîtres maçons Constructeurs de l'église (1674-1682).
Marius Michel (Michel Pacha) - Mécène Finança la réfection de 1890.
Paul Page - Architecte Dirigea les travaux de 1890.
André-Joseph Allar - Sculpteur Auteur du *Saint Paul* (grand prix de Rome).
Amable Lagane - Donateur Offrit l'autel en marbre (1892).

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-du-Bon-Voyage de La Seyne-sur-Mer, située dans le Var, trouve ses origines dans une première chapelle construite en 1603. Après le détachement de La Seyne de la paroisse de Six-Fours en 1657, cette chapelle devint insuffisante pour une population en croissance. En 1673, le conseil communal décida d’ériger une nouvelle église à son emplacement, rasant l’ancienne chapelle. Les travaux, confiés aux maîtres maçons Pierre et Jean Delvaux d’Aix-en-Provence, débutèrent le 8 juin 1674 pour s’achever en 1682, selon les plans du curé Rossoli.

La façade actuelle date de 1890, lorsque Marius Michel, dit Michel Pacha, propriétaire du quartier de Tamaris, finança sa réfection complète. Dirigés par l’architecte Paul Page de Toulon, les travaux transformèrent la façade avec un porche central sculpté et une rosace, dans un style néoclassique marqué. Cette intervention s’inscrivait dans une campagne de réparations majeures rendues nécessaires par l’état de l’édifice vers 1888.

À l’intérieur, l’église se compose de trois nefs voûtées d’ogives et d’un chœur carré surmonté d’une coupole à huit côtés. Son mobilier inclut un autel en marbre offert en 1892 par Amable Lagane, directeur des chantiers navals locaux, ainsi que des statues en bois doré, dont un Saint Paul sculpté par André-Joseph Allar, grand prix de Rome en 1869. L’orgue actuel, œuvre de François Mader (1891-1892), remplace un premier instrument installé en 1811. Les quatre cloches, fondues en 1862 par Émile Baudouin de Marseille, témoignent des liens industriels de la région.

L’église fut inscrite aux monuments historiques le 2 décembre 1988, reconnaissant sa valeur patrimoniale mêlant héritage baroque du XVIIe siècle et transformations ultérieures. Son histoire reflète l’évolution démographique et économique de La Seyne-sur-Mer, marquée par l’essor des chantiers navals et l’influence de mécènes locaux comme Michel Pacha.

Les dimensions de l’édifice (39 m de long, 19 m de large) et son orientation sud-ouest soulignent son rôle central dans le paysage urbain. Les fenêtres des bas-côtés et de la nef principale assurent un éclairage naturel, tandis que le bénitier et la statue de la Vierge complètent son patrimoine mobilier. L’édifice reste un symbole de la foi et de l’identité seynoise, entre tradition maritime et patrimoine architectural.

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