Frise chronologique
1095
Acquisition par l'abbaye
Acquisition par l'abbaye
1095 (≈ 1095)
Gérald, abbé de Saint-Augustin-les-Limoges, acquiert l'église.
avril 1199
Mort de Richard Cœur de Lion
Mort de Richard Cœur de Lion
avril 1199 (≈ 1199)
Ses entrailles sont ensevelies dans l'église.
XVe siècle
Ajout d'une chapelle latérale
Ajout d'une chapelle latérale
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle ajoutée par le chanoine Louis Chouli.
25 mars 1981
Classement monument historique
Classement monument historique
25 mars 1981 (≈ 1981)
Les vestiges sont protégés par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame du Haut-Chalus (vestiges de l'ancienne) (cad. AB 46) : classement par arrêté du 25 mars 1981
Personnages clés
| Richard Cœur de Lion - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine |
Entrailles ensevelies dans l'église en 1199. |
| Gérald - Abbé de Saint-Augustin-les-Limoges |
Acquiert l'église en 1095 pour son monastère. |
| Louis Chouli - Chanoine |
Ajoute une chapelle au XVe siècle. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame du Haut-Châlus est une ancienne église catholique située dans l'enceinte du château de Châlus-Chabrol, dans le département de la Haute-Vienne. Construite aux XIIe et XIIIe siècles, elle servait initialement de chapelle au château. Ses vestiges, encore visibles aujourd’hui, témoignent d’une architecture médiévale typique de la région, avec une nef de 21 mètres de long et une abside à trois pans coupés. L’édifice fut partiellement modifié au XVe siècle par l’ajout d’une chapelle latérale, dont il ne reste aujourd’hui que l’arcade brisée.
L’église est surtout célèbre pour être le lieu d’ensevelissement des entrailles de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, mort à Châlus en avril 1199 lors du siège du château. En 1095, elle fut acquise par Gérald, abbé de Saint-Augustin-les-Limoges, pour son monastère. Le chevet, encore intact en 1888, et le porche d’entrée ont survécu partiellement à la destruction. Classée monument historique en 1981, l’église offre aujourd’hui un aperçu des pratiques religieuses et funéraires médiévales, ainsi que des transformations architecturales survenues au fil des siècles.
Les vestiges conservés incluent un arc triomphal partiellement debout, un chapiteau sculpté représentant un masque dévorant, et une niche en accolade dans l’ancienne chapelle latérale. Ces éléments illustrent l’art roman et gothique primitif, caractéristiques des églises limousines. Le site, bien que ruiné, reste un témoignage important de l’histoire locale, liée à la fois à la vie monastique, à la noblesse féodale et aux conflits médiévaux, comme celui ayant opposé Richard Cœur de Lion aux seigneurs locaux.
La localisation de l’église, à proximité immédiate du château de Châlus-Chabrol, souligne son rôle dans l’organisation défensive et religieuse du territoire. À l’époque médiévale, les chapelles castrales comme celle-ci servaient à la fois de lieu de culte pour les seigneurs et leurs vassaux, et de symbole de pouvoir. Leur intégration dans l’enceinte des châteaux reflétait la fusion des pouvoirs spirituel et temporel, typique de la société féodale en Limousin et en Aquitaine.