Frise chronologique
fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Charte de 1206 la cite comme nouvellement construite.
1809
Destruction de l'abside
Destruction de l'abside
1809 (≈ 1809)
Amputée de son abside originale.
Second Empire (XIXe siècle)
Restauration et décoration
Restauration et décoration
Second Empire (XIXe siècle) (≈ 1865)
Vitraux patriotiques et nef en marbre ajoutés.
16 avril 1943
Classement monument historique
Classement monument historique
16 avril 1943 (≈ 1943)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 avril 1943
Personnages clés
| Henri de Dampierre - Commanditaire des restaurations |
Initiateur des travaux sous le Second Empire. |
| Duhamel Marette - Artiste verrier |
Auteur des vitraux patriotiques. |
| G. Ardy - Sculpteur |
Créateur des fonts baptismaux en marbre. |
| Henri du Val, comte de Dampierre - Maréchal de France |
Son cœur repose dans le caveau familial. |
| Charles-Antoine-Henri Du Valk de Dampierre - 93e évêque de Clermont |
Représenté dans un vitrail commémoratif. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-du-Soldat de Hans, située dans le département de la Marne, date de la fin du XIIe siècle. Une charte de 1206 la mentionne comme nouvellement construite, et deux de ses piliers remontent aux années 1180. Elle possède une tour carrée servant de clocher, mais son abside fut supprimée en 1809. L’édifice fut restauré sous le Second Empire à l’initiative d’Henri de Dampierre, avec des vitraux patriotiques de Duhamel Marette évoquant des thèmes militaires comme la guerre de Crimée ou le baptême de Clovis.
La nef, couverte sans restauration des voûtes, abrite une nef en marbre offerte par des maréchaux, ainsi que des plaques commémoratives dédiées aux morts des guerres du Second Empire (Blandan, Courbet, comte d'Enghien). L’église fut consacrée par Mgr Sourrieu et bénie par Léon XIII. Elle abrite aussi le caveau des comtes de Dampierre, dont les cœurs d’Henri et Guillaume-Henri du Val, ainsi que des vitraux dédiés à des évêques liés à la famille, comme Charles-Antoine-Henri Du Valk de Dampierre.
Classée monument historique en 1943, l’église conserve un mobilier remarquable, dont des fonts baptismaux en marbre blanc et noir, œuvre du sculpteur G. Ardy, offerts par les maréchaux Saint-Arnaud, Randon et Canrobert. Une plaque commémore les soldats du corps d’armée coloniale morts en 1914-1915. Son histoire reflète à la fois un patrimoine religieux médiéval et une mémoire militaire du XIXe siècle.