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Église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique de Nîmes dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise moderne

Église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique de Nîmes

    300 Rue Bir-Hakeim30000 Nîmes
Propriété d'une association diocésaine
Crédit photo : Meyer Christian - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1962
Accords d'Évian
1963-1964
Construction de l'église
5 février 2002
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. CY 97) : inscription par arrêté du 5 février 2002

Personnages clés

Joseph Massota - Architecte Concepteur de l'église en 1963-1964.
Jean Gineyts - Peintre Auteur des grandes dalles de verre.
Dominique Gutherz - Artiste Créateur du vitrail du baptistère.
Paule Pascal - Artiste Décoration des galeries du rez-de-chaussée.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique

L'église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique de Nîmes a été construite entre 1963 et 1964 par l'architecte Joseph Massota, en réponse à l'afflux massif de pieds-noirs rapatriés d'Algérie après les accords d'Évian en 1962. Ce contexte démographique a conduit à une augmentation significative de la population paroissiale, atteignant 15 000 fidèles. L'édifice, conçu pour accueillir 800 personnes, se distingue par son architecture moderne en béton et verre, avec une charpente en bois verni et des vitraux colorés.

L'église adopte une forme ovale évoquant une amande ou un bateau, symbolisant peut-être l'accueil et le voyage des rapatriés. Sa structure repose sur des blocs de béton disposés en quinconce, créant une résille remplie de verres colorés, dont certains pivotent pour assurer la ventilation. Le rez-de-chaussée abrite des salles de réunion, tandis que l'étage, dédié au culte, présente un volume ovale sans support visible, éclairé par deux grands panneaux de verre.

Les artistes Jean Gineyts, Dominique Gutherz et Paule Pascal ont contribué à l'ornementation de l'édifice. Gineyts a réalisé les grandes dalles de verre, Gutherz le vitrail du baptistère, et Pascal a décoré les galeries du rez-de-chaussée. Un pylône orné d'une croix de Camargue et de poissons, symboles des premiers chrétiens, se dresse devant l'église, représentant le salut. Le clocher, séparé du bâtiment principal, complète cet ensemble architectural unique.

Inscrite aux monuments historiques depuis 2002, cette église illustre l'adaptation du patrimoine religieux aux besoins sociaux et démographiques de l'après-guerre. Son style moderne et ses innovations techniques, comme les vitraux mobiles, en font un témoignage remarquable de l'architecture religieuse du XXe siècle en France.

Liens externes

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