Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame du Vieux-Marché, située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne, est un édifice religieux dont les origines remontent au XVIe siècle, avec une reconstruction majeure au XIXe siècle. Elle a été érigée sur l'emplacement d'une chapelle datée de 1547, dont plusieurs éléments architecturaux, comme le portail ouest et la porte nord, ont été réutilisés. Ces composants, typiques du style gothique flamboyant, ont été intégrés lors de la reconstruction de l'église entre 1876 et 1890, sous la direction de l'architecte Courcoux.
La construction de l'église actuelle a été motivée par l'expansion démographique de la commune du Vieux-Marché, devenue indépendante en 1866 après avoir été une trêve de Plouaret. Le projet initial, conçu pour accueillir jusqu'à 1 330 fidèles (soit les deux tiers de la population locale de l'époque), a permis d'agrandir la surface de l'édifice de 152 m2 à 450 m2. Les travaux, menés par les entrepreneurs Kerguenou et Tensore, ont inclus la reconstruction du clocher en 1891 après sa destruction par la foudre, ainsi que des réparations ultérieures en 1903, supervisées par l'architecte Morvan.
L'église Notre-Dame se distingue par son plan en croix latine, son chevet à pans coupés, et son clocher-porche orné de pinacles et d'arcs boutants. À l'intérieur, la nef à trois vaisseaux et le chœur à déambulatoire reflètent une architecture néogothique inspirée des modèles médiévaux. L'édifice a été partiellement inscrit au titre des monuments historiques le 22 janvier 1927, protégeant notamment son portail ouest, sa porte nord avec ses niches, et une Pietà située dans l'une d'elles.
Le mobilier et les aménagements intérieurs, comme les boiseries du chœur installées en 1904 sous l'impulsion du recteur Hégarat, témoignent des évolutions liturgiques et artistiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif et un patrimoine architectural emblématique de la région, illustrant la transition entre les héritages médiévaux et les reconstructions modernes.
Les matériaux de la chapelle originale de 1547, dont les portes en arc brisé ornées de fleurons, ont été soigneusement remployés, conférant à l'édifice une dimension historique et symbolique. Ce remaniement reflète les pratiques courantes de l'époque, où la réutilisation des éléments anciens permettait de préserver une continuité culturelle tout en répondant aux besoins contemporains d'une communauté en croissance.