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Frise chronologique
1600
Tombe ancienne
Tombe ancienne
1600 (≈ 1600)
Première trace funéraire dans le cimetière.
9 juillet 1651
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
9 juillet 1651 (≈ 1651)
Création de la Confrérie de l’Immaculée Conception.
16 janvier 1686
Fondation de l’ermitage
Fondation de l’ermitage
16 janvier 1686 (≈ 1686)
Cession de la Garenne pour une chapelle.
1774
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1774 (≈ 1774)
Plaque commémorative dans le chœur.
1790
Dissolution de l’ermitage
Dissolution de l’ermitage
1790 (≈ 1790)
Loi révolutionnaire contre les établissements religieux.
1793 ou 1795
Translation de la statue
Translation de la statue
1793 ou 1795 (≈ 1795)
Arrivée de Notre-Dame de Grâce à Crévéchamps.
25 novembre 1855
Bénédiction du chemin de croix
Bénédiction du chemin de croix
25 novembre 1855 (≈ 1855)
Cérémonie dirigée par Pierre Dorget.
7 février 1860
Bénédiction des cloches
Bénédiction des cloches
7 février 1860 (≈ 1860)
Trois cloches installées dans le clocher.
1890
Rénovation des plâtres
Rénovation des plâtres
1890 (≈ 1890)
Travaux intérieurs dans l’église.
1902
Réparation de la charpente
Réparation de la charpente
1902 (≈ 1902)
Premières interventions structurelles majeures.
novembre 2003
Rénovation toiture et charpente
Rénovation toiture et charpente
novembre 2003 (≈ 2003)
Derniers travaux connus à ce jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Frère Jacques du Sançois - Co-fondateur de l’ermitage |
Cessionnaire de la Garenne en 1686. |
| Frère Jean Frichefort - Co-fondateur de l’ermitage |
Associé à Jacques du Sançois. |
| Frère Hilarion - Dernier ermite de la Garenne |
Résista à la dissolution en 1790. |
| Père Michel Cornemant - Curé de Crévéchamps (décédé en 1784) |
Soutien des ermites et mécène scolaire. |
| Pierre Dorget - Délégué épiscopal |
Bénit le chemin de croix en 1855. |
| Adrien Michel Finetz - Curé délégué |
Bénit les cloches en 1860. |
| P. R. Courtois - Curé de Crévéchamps (1864–1893) |
Sauvegarde des archives de la confrérie. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-en-son-Assomption de Crévéchamps, construite au XVIIIe siècle dans le département de Meurthe-et-Moselle, remplace probablement un édifice plus ancien, comme en témoignent des traces du XVIIe siècle. Une tombe de 1600 dans le cimetière et des archives mentionnant une confrérie fondée en 1651 suggèrent une occupation religieuse antérieure. Le chœur, au pavage distinct de la nef, et des bancs inadaptés pourraient être des vestiges de cette première église. L’édifice actuel, de style sobre dit « grange », comprend une nef, un chœur, un clocher-porche et une sacristie. Il fut bénit en 1774, comme l’atteste une plaque.
L’église a subi plusieurs réparations : plâtres refaits en 1890, charpente en 1902, et rénovation complète de la toiture en 2003. Son mobilier inclut un chemin de croix béni en 1855 et trois cloches installées en 1860, bénies par un délégué de l’évêque de Nancy. Ces éléments reflètent son rôle central dans la vie paroissiale, notamment à travers les messes et les bénédictions solennelles.
La statue de Notre-Dame de Grâce, objet d’un pèlerinage annuel, provient de l’ermitage de la Garenne, fondé en 1686 par deux frères sous condition de célébrer une messe annuelle. Au XVIIIe siècle, l’ermitage, dirigé par Frère Hilarion, devint un lieu de dévotion jusqu’à sa dissolution en 1790 pendant la Révolution. La statue, convoitée par plusieurs villages, fut finalement transportée à Crévéchamps en 1793 ou 1795, selon les sources. Depuis, un pèlerinage annuel commémore cet événement, avec une procession et une messe votive le 2 juillet.
Le père Michel Cornemant, curé de Crévéchamps jusqu’en 1784, joua un rôle clé en soutenant les ermites et en léguant des fonds pour scolariser des enfants. Après la Révolution, le « Conseil de fabrique » remplaça la confrérie dissoute, préservant les archives grâce au curé Courtois (1864–1893). Ces documents témoignent de la continuité religieuse malgré les bouleversements politiques.
Aujourd’hui, l’église reste un lieu de culte actif, perpétuant des traditions séculaires. Son architecture modeste et son histoire liée à la dévotion mariale en font un patrimoine emblématique de la région, mêlant héritage médiéval, révolutionnaires, et pratiques contemporaines.