Frise chronologique
1554
Construction du chœur
Construction du chœur
1554 (≈ 1554)
Première phase de l’édifice, date portée.
1620 (environ)
Travées 5 à 7
Travées 5 à 7
1620 (environ) (≈ 1620)
Extension vers l’ouest du chœur.
1681
Achèvement de la nef
Achèvement de la nef
1681 (≈ 1681)
Clef de voûte datée.
1734-1735
Clocher et porche
Clocher et porche
1734-1735 (≈ 1735)
Dernière phase majeure de construction.
1840-1843
Travaux d’entretien
Travaux d’entretien
1840-1843 (≈ 1842)
Préservation de la structure existante.
16 février 1926
Classement MH
Classement MH
16 février 1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
1999-2000
Restauration et découverte
Restauration et découverte
1999-2000 (≈ 2000)
Peintures monumentales mises au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 16 février 1926
Personnages clés
| Charles Colin - Peintre-décorateur |
Auteur du faux marbre en 1827. |
| Jeudy - Architecte (Dogneville) |
Conçoit la sacristie nord en 1898. |
| Méot - Architecte (Langres) |
Projet avorté de reconstruction en 1902. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame du Val-d’Ajol, dédiée à l’Assomption, remplace au XVIe siècle une ancienne église en ruine située à 600 mètres, sur le hameau de La Croix. Sa construction s’échelonne sur près de deux siècles : le chœur est érigé dès 1554, suivi des travées 5 à 7 vers 1620, puis des travées 1 à 4 en 1681 (date gravée sur la clef de voûte). Le clocher et le porche, ajoutés en 1734-1735, achèvent l’édifice. Les matériaux reflètent cette chronologie, avec une nef et un chœur en pierre de taille, tandis que la sacristie nord, plus tardive (1898), utilise des moellons enduits.
Entre 1840 et 1843, des travaux d’entretien préservent la structure, tandis que la toiture est modifiée en 1893. La sacristie nord, conçue par l’architecte Jeudy de Dogneville, s’ajoute en 1898. Un projet ambitieux de reconstruction en style ogival du XIIIe siècle, proposé en 1902 par l’architecte Méot, est finalement abandonné. L’intérieur, quant à lui, subit plusieurs campagnes de peinture : un décor en faux marbre par Charles Colin en 1827, puis un style néo-médiéval (faux joints et étoiles) attesté jusqu’aux années 1940.
Classée monument historique en 1926, l’église révèle lors de sa restauration (1999-2000) des peintures monumentales datant de sa première construction. Son mobilier et son architecture illustrent l’évolution des goûts et des techniques, des lauzes de grès locales (« laves ») couvrant la nef aux ardoises de la flèche, remplaçant les anciens essis (bardeaux de bois) utilisés jusqu’en 1861. L’oculus eucharistique et le porche voûté en sapin enduit témoignent d’un savoir-faire artisanal régional.
Les cinq cloches d’origine, disparues pendant la Révolution, sont remplacées au fil du temps. En 1935, la sonnerie est électrifiée, modernisant un édifice marqué par son histoire mouvementée. Les marques de tâcherons (X, XX, H, étoile) visibles sur les parties du XVIIIe siècle rappellent le travail collectif des artisans locaux. Aujourd’hui, l’église reste un symbole du patrimoine religieux et architectural des Vosges, ouvert à la visite et propriété de la commune.