Frise chronologique
1838
Décision de construction
Décision de construction
1838 (≈ 1838)
Conseil municipal présidé par Joseph Louis Lanafoërt
1854-1862
Construction partielle
Construction partielle
1854-1862 (≈ 1858)
Consécration sous le mandat de Pierre Maur
1866
Fonte des cloches
Fonte des cloches
1866 (≈ 1866)
Fonderie Dencausse, installation avant 1870
1870
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1870 (≈ 1870)
Fin des travaux sous Alfred Sabail
1890-1901
Sculptures des chapiteaux
Sculptures des chapiteaux
1890-1901 (≈ 1896)
Œuvre d’Antonin Baux et statues extérieures
1989
Remplacement des vitraux
Remplacement des vitraux
1989 (≈ 1989)
Daniel Ogier pour le clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 octobre 1920
Personnages clés
| Joseph Louis Lanafoërt - Maire et conseiller général |
Initiateur du projet en 1838 |
| Pierre Maur - Maire (1852-1864) |
Supervise la consécration en 1862 |
| Hippolyte Duran - Architecte diocésain |
Conçoit l’église néogothique |
| Antonin Baux - Sculpteur |
Auteur des chapiteaux et statues |
| Jean-Pierre Palanque - Curé de Plaisance |
Commanditaire du vitrail central |
| Alfred Sabail - Maire (1870-1871) |
Achève la construction en 1870 |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Plaisance, aussi appelée église de l’Immaculée-Conception, remplace au XIXe siècle une ancienne église romane du XIIe siècle, Sainte-Quitterie, devenue trop exiguë et vétuste. La décision de construire un nouvel édifice est prise en 1838 par le maire Joseph Louis Lanafoërt, mais les travaux, retardés par des débats sur l’emplacement et des problèmes de financement, ne débutent qu’en 1854. L’église est partiellement consacrée en 1862, mais sa construction ne s’achève qu’en 1870, sous le mandat du maire Alfred Sabail, soit 32 ans après la décision initiale.
L’architecture néogothique de l’église, initialement conçue par Barré, est finalement réalisée par Hippolyte Duran, connu pour ses travaux à Lourdes et pour Alexandre Dumas. L’édifice, long de 25 mètres, se caractérise par une nef lumineuse, des croisées d’ogives et des chapiteaux sculptés par Antonin Baux dans les années 1890. Les vitraux, au nombre de 39, sont l’œuvre de quatre artistes, dont les frères Goussard et Louis-Victor Gesta, et illustrent des scènes religieuses comme les litanies de la Vierge ou les Apôtres.
Le tympan représente le Christ entouré d’enfants, évoquant un passage de l’Évangile selon saint Marc. Les cloches, fondues en 1866 par la fonderie Dencausse, sont parrainées par des familles locales influentes, comme les Granier de Cassagnac ou les Doat, reflétant l’ancrage social de l’église. Le bourdon, d’une masse de 1 400 kg, porte une inscription latine et une iconographie dédiée à l’Immaculée Conception, patronne de l’église.
Au XXe siècle, l’église subit des modifications liées au concile Vatican II : son décor sulpicien d’origine est partiellement remplacé par un orgue et un retable créés par Daniel Birrouste et Daniel Ogier entre 1979 et 1988. Seuls subsistent une vierge en bois du XVIIIe siècle et un tableau classé, La Résurrection, peint par Alexandre Magenc. Les vitraux du clocher, initialement dédiés à saint Nicolas et sainte Quitterie, sont remplacés en 1989 par des œuvres de Daniel Ogier sur le thème de l’Ascension.
Devant l’église, deux statues d’Antonin Baux, représentant la Vierge Marie et Jeanne d’Arc (remplacée en 2003), ornent l’esplanade. Ces éléments, combinés à l’histoire mouvementée de sa construction, font de l’église Notre-Dame un témoignage majeur du patrimoine religieux et social du Gers au XIXe siècle.