Frise chronologique
1692
Destruction de la première église
Destruction de la première église
1692 (≈ 1692)
Guerre de la Ligue d'Augsbourg.
26 juillet 1703
Envoi des plans par Vauban
Envoi des plans par Vauban
26 juillet 1703 (≈ 1703)
Lettre aux consuls de Briançon.
1705-1718
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
1705-1718 (≈ 1712)
Sous supervision de Vauban.
1726
Consécration de l'édifice
Consécration de l'édifice
1726 (≈ 1726)
Fin des travaux principaux.
1746
Érection en collégiale
Érection en collégiale
1746 (≈ 1746)
Statut religieux élevé.
1931
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1931 (≈ 1931)
Protection officielle de l'État.
2017
Début des restaurations
Début des restaurations
2017 (≈ 2017)
Programme sur vingt ans.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (ancienne collégiale) : classement par arrêté du 14 octobre 1931
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Marquis et ingénieur militaire |
Auteur des plans, superviseur. |
| André Vincent - Sculpteur (XVIIIe siècle) |
Auteur du lutrin en bois. |
| Louis Court - Peintre (XVIIIe siècle) |
Auteur de plusieurs retables. |
| Nicolas Chalvet - Peintre (début XVIIIe) |
Auteur de *La Manne dans le désert*. |
| Pierre Nicolle - Sculpteur |
Auteur des fonts baptismaux. |
| Jean-Antoine Morand de Jouffrey - Commanditaire |
Offrit un tableau de Mancini. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-et-Saint-Nicolas de Briançon est une ancienne collégiale construite au début du XVIIIe siècle, située place du Temple dans les Hautes-Alpes. Classée monument historique en 1931, elle remplace une première église du XVe siècle détruite en 1692 lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Sa reconstruction fut initiée par Vauban, qui envoya les plans en 1703 et supervisa les travaux après des péripéties liées à la disparition temporaire de l’architecte initial.
La construction débuta en 1705 sous la direction de Vauban, après que l’architecte, un protégé du marquis, eut été retrouvé avec les plans et les fonds avancés. L’édifice fut achevé en 1718 et consacré en 1726. Son architecture se distingue par une façade baroque à deux tours carrées dotées de cadrans solaires (dont un de 1719), une nef à quatre travées, et un riche décor intérieur incluant des stalles sculptées (1717) et des tableaux des XVIIIe et XIXe siècles.
L’intérieur abrite un mobilier remarquable : un lutrin en bois du XVIIIe siècle, des retables peints par Louis Court (comme Saint Simon Stock recevant le scapulaire), et des œuvres de Nicolas Chalvet (La Manne dans le désert, 1716). La collégiale, érigée en 1746, honore à la fois l’Assomption de la Vierge et saint Nicolas, patron de Briançon. Depuis 2017, elle fait l’objet d’un programme de restauration sur vingt ans.
L’édifice illustre l’influence de Vauban, non seulement comme ingénieur militaire mais aussi comme acteur du patrimoine civil. Les matériaux (pierre de taille, marbre foncé) et les techniques (voûtes d’arêtes, coupole sur pendentifs) reflètent les savoir-faire locaux et les exigences défensives de l’époque. Les cadrans solaires et les décors baroques témoignent d’un mélange d’utilité et d’ornementation caractéristique des Alpes du Sud.
Classée en 1931, l’église est aujourd’hui propriété de la commune de Briançon. Son adresse exacte, 28 avenue Vauban, rappelle le lien indéfectible entre le monument et l’ingénieur. Les sources historiques (Wikipédia, Monumentum) soulignent son rôle central dans la vie religieuse et culturelle de la ville, depuis sa reconstruction post-conflit jusqu’à sa préservation contemporaine.