Frise chronologique
XIIIe siècle (milieu et fin)
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (milieu et fin) (≈ 1384)
Deux campagnes de construction distinctes
1790
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1790 (≈ 1790)
Remplace Saint-Pierre détruite
1867
Fin de l’usage paroissial
Fin de l’usage paroissial
1867 (≈ 1867)
Consécration nouvelle église
1897
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1897 (≈ 1897)
Arrêté de protection officiel
1905–1907
Restauration majeure
Restauration majeure
1905–1907 (≈ 1906)
Dirigée par Charles Suisse
1980
Vol de la statue
Vol de la statue
1980 (≈ 1980)
Disparition de la Vierge en bois
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 mai 1897
Personnages clés
| Charles Suisse - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux au XXe siècle |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-Trouvée, située à Pouilly-en-Auxois (Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté), est un édifice religieux bâti aux XIIIe et XIVe siècles sur les fondations d’un bâtiment antérieur. Selon la légende, son nom proviendrait d’une statue de la Vierge, retrouvée intacte après un raid normand, devenant dès le Moyen Âge un objet de dévotion et de pèlerinages. Jusqu’au XVIIIe siècle, une relique dite « lait de la Sainte-Vierge » (poussière blanche de la grotte de Bethléem) y était vénérée, et la chapelle était réputée pour « redonner vie aux bébés morts-nés le temps du baptême ». Volée en 1980, la statue en bois peint (XIIe–XIIIe siècle) était classée Monument Historique depuis 1907.
L’édifice, de style « école de Bourgogne », se distingue par sa simplicité et son plan en « L retourné », rythmé par des contreforts à ressauts. Construite en deux campagnes (milieu et fin du XIIIe siècle), elle fut restaurée aux XVIIIe et XXe siècles, notamment après son classement comme Monument Historique en 1897. Son extérieur compte trois portes ornées de tympans sculptés (dont un représentant saint Pierre), une corniche à têtes d’angle, et un petit clocher en pierre de lave. À proximité, une croix avec chaire à prêcher servait lors des pèlerinages.
L’intérieur se compose d’une nef carrée à deux travées et d’un chœur rectangulaire, voûtés d’ogives reposant sur une colonne centrale massive et des piliers à faisceaux. Les clés de voûte et chapiteaux sont ornés de têtes et feuillages. Une niche murale, près de l’autel de la Vierge, abritait autrefois les enfants morts sans baptême. Le mobilier inclut des statues classées (sainte Catherine, saint Nicolas, etc.), un groupe sculpté de la « Mise au tombeau » (1521), et une chaire hexagonale du XVe siècle, accessible par un escalier en « échelle de meunier ».
La chapelle, initialement lieu de pèlerinage, devint église paroissiale temporairement après la destruction de l’église Saint-Pierre par la foudre en 1790, jusqu’à la consécration de la nouvelle église en 1867. Les restaurations du XXe siècle (dirigées par Charles Suisse) ont permis de préserver son tympan médiéval et ses structures d’origine. Aujourd’hui, elle témoigne à la fois de la dévotion mariale bourguignonne et de l’architecture religieuse rurale du Moyen Âge.