Frise chronologique
XIIIe ou XIVe siècle
Porte ouest originelle
Porte ouest originelle
XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Seul vestige de l'édifice antérieur à la nef.
1642
Rénovation collatéral nord
Rénovation collatéral nord
1642 (≈ 1642)
Date gravée sur linteau et pilier.
Fin XVe - XVIe siècle
Construction nef et tour-porche
Construction nef et tour-porche
Fin XVe - XVIe siècle (≈ 1695)
Arcades gothiques et clocher caractéristique.
1743
Modification fronton tour-porche
Modification fronton tour-porche
1743 (≈ 1743)
Adaptation au goût de l'époque.
1829-1852
Ajout transept et sacristie
Ajout transept et sacristie
1829-1852 (≈ 1841)
Agrandissement majeur de l'édifice.
26 juillet 1917
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
26 juillet 1917 (≈ 1917)
Destruction partielle sauf tour-porche.
1924-1927
Reconstruction après incendie
Reconstruction après incendie
1924-1927 (≈ 1926)
Chœur et sacristies refaits, fausse voûte.
6 juin 1933
Classement monument historique
Classement monument historique
6 juin 1933 (≈ 1933)
Clocher, porche sud et ossuaire protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le clocher et le porche sud ; l'ossuaire : inscription par arrêté du 6 juin 1933
Personnages clés
| Bertrand de Trogoff - Seigneur du Faouët (XVIe siècle) |
Représenté par un gisant dans l'église. |
| Peronnelle de Bouteville - Seigneuresse du Faouët (XIVe-XVIe siècle) |
Gisant conservé dans le transept sud. |
| Famille de Bouteville - Fondateurs et prééminenciers |
Lignée seigneuriale liée à l'édifice. |
| Fernand Cadoret - Témoin historique (XXe siècle) |
Décrit l'ossuaire avant sa fermeture. |
| Guillaume (architecte) - Responsable restauration (1924-1927) |
Dirigea les travaux post-incendie. |
Origine et histoire
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption du Faouët, située dans le Morbihan, est un édifice dont les origines remontent au moins au XIIIe ou XIVe siècle, comme en témoigne la porte intérieure occidentale, vestige le plus ancien. La structure actuelle, principalement construite entre la fin du XVe et le XVIe siècle, se caractérise par une nef centrale flanquée de collatéraux, un transept, et un chœur polygonal. Son clocher, à la toiture d'inspiration scandinave, ainsi que le portail sud et l'ossuaire, ont été inscrits aux monuments historiques en 1933.
Le monument a subi de multiples transformations au fil des siècles. La tour-clocher-porche, contemporaine de la nef, date de la fin du XVe siècle, tandis que le porche sud et le chœur furent érigés au XVIe siècle. En 1642, des travaux furent réalisés dans le collatéral nord, et en 1743, le fronton de la tour-porche fut modifié. Entre 1829 et 1852, les bras du transept et la sacristie sud furent ajoutés. Un incendie dévastateur en 1917 détruisit une grande partie de l'édifice, épargnant seulement la tour-porche et le clocher. La reconstruction, menée de 1924 à 1927, inclut un chœur et des sacristies entièrement repensés, ainsi qu'une fausse voûte en briques creuses.
Parmi les particularités architecturales, on note le clocher aux brisis multiples, ainsi que deux gisants-debout du XVIe siècle représentant Bertrand de Trogoff et Peronnelle de Bouteville, seigneurs locaux. Ces gisants, initialement placés dans l'église fondée par leur famille, sont aujourd’hui partiellement séparés de leur tombeau d'origine, situé dans l'ancien cimetière. L'ossuaire, autrefois ouvert et orné de crânes alignés, est aujourd’hui muré, rappelant les pratiques funéraires médiévales.
L'église occupe une place excentrée dans la ville du Faouët, où le centre est dominé par les halles du XVIe siècle. Son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales de la Bretagne, depuis le Moyen Âge jusqu’aux restaurations modernes, tout en conservant des traces tangibles de son passé seigneurial et religieux.