Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption du Faouët, située dans le Morbihan, est un édifice dont les origines remontent au moins au XIIIe ou XIVe siècle, comme en témoigne la porte intérieure occidentale, vestige le plus ancien. La structure actuelle, principalement construite entre la fin du XVe et le XVIe siècle, se caractérise par une nef centrale flanquée de collatéraux, un transept, et un chœur polygonal. Son clocher, à la toiture d'inspiration scandinave, ainsi que le portail sud et l'ossuaire, ont été inscrits aux monuments historiques en 1933.
Le monument a subi de multiples transformations au fil des siècles. La tour-clocher-porche, contemporaine de la nef, date de la fin du XVe siècle, tandis que le porche sud et le chœur furent érigés au XVIe siècle. En 1642, des travaux furent réalisés dans le collatéral nord, et en 1743, le fronton de la tour-porche fut modifié. Entre 1829 et 1852, les bras du transept et la sacristie sud furent ajoutés. Un incendie dévastateur en 1917 détruisit une grande partie de l'édifice, épargnant seulement la tour-porche et le clocher. La reconstruction, menée de 1924 à 1927, inclut un chœur et des sacristies entièrement repensés, ainsi qu'une fausse voûte en briques creuses.
Parmi les particularités architecturales, on note le clocher aux brisis multiples, ainsi que deux gisants-debout du XVIe siècle représentant Bertrand de Trogoff et Peronnelle de Bouteville, seigneurs locaux. Ces gisants, initialement placés dans l'église fondée par leur famille, sont aujourd’hui partiellement séparés de leur tombeau d'origine, situé dans l'ancien cimetière. L'ossuaire, autrefois ouvert et orné de crânes alignés, est aujourd’hui muré, rappelant les pratiques funéraires médiévales.
L'église occupe une place excentrée dans la ville du Faouët, où le centre est dominé par les halles du XVIe siècle. Son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales de la Bretagne, depuis le Moyen Âge jusqu’aux restaurations modernes, tout en conservant des traces tangibles de son passé seigneurial et religieux.