Frise chronologique
1114
Confirmation du temporel
Confirmation du temporel
1114 (≈ 1114)
Les trois églises de Reillanne rattachées à Montmajour.
1558
Érection en église paroissiale
Érection en église paroissiale
1558 (≈ 1558)
Agrandissement avec bas-côtés et clocher.
1645
Construction du portail ouest
Construction du portail ouest
1645 (≈ 1645)
Élément Renaissance unique de l’église.
1887
Tremblement de terre
Tremblement de terre
1887 (≈ 1887)
Menace de démolition évitée.
1908
Restauration majeure
Restauration majeure
1908 (≈ 1908)
Toitures et voûtes refaites.
21 janvier 2019
Classement monument historique
Classement monument historique
21 janvier 2019 (≈ 2019)
Inscription de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
l'église paroissiale Notre-Dame, en totalité, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. F 146) : inscription par arrêté du 21 janvier 2019
Personnages clés
| Abbé de Montmajour - Autorité religieuse |
Propriétaire des églises de Reillanne. |
| Prieur de Carluc - Responsable du prieuré |
Gestionnaire des trois églises locales. |
| Prieur séculier (1558) - Bénéficiaire en commende |
Transforme le prieuré et agrandit l’église. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Reillanne, initialement dédiée à saint Pierre, fut construite entre 1100 et 1150, puis reconstruite après 1558. Elle appartenait à un prieuré simple dépendant de l’abbaye de Montmajour et du prieuré de Carluc, confirmé en 1114. Ces trois églises locales (Saint-Denis, Saint-Pierre et Sainte-Marie, devenue Notre-Dame) étaient soumises aux autorités religieuses d’Aix, de Montmajour et de Carluc, avec des tensions récurrentes entre le prieuré de Carluc et celui de Reillanne. À la fin du XVe siècle, l’appauvrissement du prieuré entraîna la disparition progressive des églises Saint-Pierre et Saint-Denis comme paroisses.
En 1558, Notre-Dame fut érigée en église paroissiale lors de la transformation du prieuré en bénéfice séculier. Elle fut alors agrandie avec deux bas-côtés et un clocher (aujourd’hui disparu). La nef, le transept voûté en berceau, le chevet pentagonal et l’absidiole sud datent probablement du début du XIIIe siècle. L’absidiole sud abrite une rare sculpture d’aigle en ronde-bosse sur un chapiteau. Au XVIIe siècle, quatre projets d’agrandissement furent abandonnés, seuls les portails ouest (1645) et sud (1685) étant réalisés. Le portail occidental, unique élément Renaissance, est orné de feuillages et encadré de pots-à-feu.
Un tremblement de terre en 1887 faillit causer sa démolition, mais des restaurations majeures en 1908 sauvèrent l’édifice : remplacement des toitures en laves par des tuiles industrielles, consolidation des maçonneries et des voûtes (remplacées par des voûtains en brique), et reprise des piliers en pierre de taille. Les vitraux du chœur, ajoutés au début du XXe siècle, complètent cet ensemble architectural mêlant styles roman, gothique et Renaissance. L’église est inscrite aux monuments historiques depuis le 21 janvier 2019.