Première mention pontificale 1011 (≈ 1011)
Une bulle pontificale mentionne l’alleu de Marcevol parmi les possessions de l’abbé de Cuxa.
1088
Réapparition dans les sources
Réapparition dans les sources 1088 (≈ 1088)
L’église est de nouveau mentionnée dans les sources historiques.
Fin du XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XIe siècle (≈ 1195)
La construction de l’église remonterait à cette période.
Fin du XIIe siècle
Ajout de la ceinture fortifiée
Ajout de la ceinture fortifiée Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
La petite ceinture fortifiée défendant l’entrée pourrait dater de cette période.
1973
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1973 (≈ 1973)
L’église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale de Marcevol (cad. D 69) : inscription par arrêté du 30 juillet 1973
Personnages clés
Mère de saint Lin
Selon une légende locale, elle aurait eu recours à l’église et serait à l’origine d’un miracle.
Origine et histoire
L’église Notre-Dame des Escaliers, aussi appelée Sainte-Marie-des-Grades (Església de Santa Maria de les Grades), est un édifice roman du hameau de Marcevol, situé à 200 mètres du prieuré et à environ un kilomètre à l’est du village d’Arboussols, dans la région naturelle du Conflent (Pyrénées-Orientales, Occitanie). Une bulle pontificale de 1011 mentionne l’alleu de Marcevol parmi les possessions de l’abbé de Cuxa, et l’église apparaît de nouveau dans les sources en 1088 ; elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 juillet 1973. La construction de l’église remonterait à la fin du XIe siècle, avec des compléments relevant des XIe et XIIe siècles ; la petite ceinture fortifiée qui défend l’entrée, munie de courtes archères, pourrait dater de la fin du XIIe ou du XIIIe siècle et est plus récente que l’édifice primitif. L’édifice, de faible dimensions, présente une nef unique courte, une travée de chœur plus étroite mais plus haute, et une abside semi‑circulaire séparée du chœur par un mur‑diaphragme. L’accès principal s’effectue par l’est après une série de degrés circulaires ; la façade méridionale, dominée par un petit clocheton à une baie campanaire, comporte également une porte desservie par un escalier et un mur en moellons grossiers. Cinq pierres encastrées dans le mur sud du chœur permettent l’accès au clocheton latéral, implanté sur le mur sud de la nef. Les parements sont constitués de galets ou de pierres plates disposées en épi, avec des chaînes d’angle en granit ; la partie supérieure des murs, d’époque plus récente, est bâtie en blocs de granit équarris sommairement appareillés et a été surélevée et ornée de pinacles aux quatre angles et au faîte. La couverture primitive a disparu et a été remplacée par deux versants à tuiles rondes. Le chevet, de belle facture roman lombard, repose sur un puissant soubassement : l’abside unique est décorée de bandes lombardes composées de lésènes et d’arcades groupées par trois, réparties en cinq panneaux décoratifs, chacun orné de trois petits arcs. L’abside est ouverte par une fenêtre à simple ébrasement surmontée d’un arc en plein cintre réalisé en moellons posés sur champ. Les façades septentrionale et occidentale de la nef sont aveugles, ce qui accentue le caractère compact et défensif de l’ensemble. Une légende locale attribue à la mère de saint Lin le recours à l’église et rapporte le miracle d’un sac de farine demeuré sec malgré une forte pluie ; ce fait aurait donné lieu à l’institution d’un pardon qui attirait autrefois une foule importante.