Frise chronologique
1216
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1216 (≈ 1216)
Ancienne chapelle du château médiéval transformée.
vers 1750
Transformations par la marquise de Pompadour
Transformations par la marquise de Pompadour
vers 1750 (≈ 1750)
Ajout d'une abside et d'une façade.
1908
Classement du maître-autel et tableaux
Classement du maître-autel et tableaux
1908 (≈ 1908)
Protection au titre des monuments historiques.
1992
Inscription de l'église
Inscription de l'église
1992 (≈ 1992)
Monument historique par arrêté ministériel.
2019
Fermeture pour risque d'effondrement
Fermeture pour risque d'effondrement
2019 (≈ 2019)
Clocher tors instable, accès interdit.
2020
Dépôt de la flèche du clocher
Dépôt de la flèche du clocher
2020 (≈ 2020)
Retrait de la structure de 8,5 tonnes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Eloi-Saint-Jean-Baptiste (cad. B 236) : inscription par arrêté du 13 novembre 1992
Personnages clés
| Marquise de Pompadour - Commanditaire des transformations |
Fait ajouter abside et façade en 1750. |
| Louis XV - Donateur du domaine |
Offre Crécy-Couvé à la marquise de Pompadour. |
| Carl Van Loo - Peintre inspiré de l'Adoration des bergers |
Tableau central du retable classé. |
| Joseph-Marie Vien - Auteur attribué des tableaux latéraux |
Saint Jean-Baptiste et Saint Éloi de Noyon. |
Origine et histoire
L'église paroissiale Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste de Crécy-Couvé, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle. Ancienne chapelle du château médiéval, elle devient église paroissiale dès 1216. Entre le XVe et le XVIe siècle, l'édifice est agrandi et décoré, bien que peu d'éléments de cette période subsistent aujourd'hui. Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion de la marquise de Pompadour, qui reçoit le domaine en cadeau de Louis XV vers 1750, l'église est profondément transformée : une abside à cinq pans et une façade occidentale avec fronton sont ajoutées, marquant son évolution architecturale.
Dès 1908, le maître-autel de l'église, incluant son retable, son tabernacle et son gradin, est classé monument historique au titre d'objet. Ce classement s'étend aux trois tableaux du XVIIIe siècle ornant l'autel : l'Adoration des bergers (d'après Carl Van Loo), Saint Jean-Baptiste et Saint Éloi de Noyon (attribués à Joseph-Marie Vien). L'édifice lui-même est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1992. Une particularité notable de cette église est son clocher tors, dont la flèche, pesant 8,5 tonnes et présentant un décalage de 1,5 mètre par rapport à son axe, a nécessité son retrait en 2020 pour des raisons de sécurité, après une fermeture temporaire en 2019.
L'église illustre ainsi plusieurs siècles d'histoire religieuse et architecturale, mêlant héritage médiéval, transformations baroques et enjeux contemporains de préservation. Son lien avec la marquise de Pompadour et la présence d'œuvres classées en font un témoignage remarquable du patrimoine d'Eure-et-Loir, tout en posant des défis techniques liés à la stabilité de sa structure emblématique.