Frise chronologique
1282
Première mention d'une église
Première mention d'une église
1282 (≈ 1282)
Église Saint-Pierre citée dans les archives.
1348
Reconstruction après séisme
Reconstruction après séisme
1348 (≈ 1348)
Église dédiée à saint Jean-Baptiste construite.
1527
Date gravée sur le linteau
Date gravée sur le linteau
1527 (≈ 1527)
Preuve d’une phase de construction ou réparation.
1618
Séisme destructeur
Séisme destructeur
1618 (≈ 1618)
Dégâts majeurs nécessitant des réparations.
1717
Reconstruction achevée
Reconstruction achevée
1717 (≈ 1717)
Inscription latine commémorant la fin des travaux.
XVIIIe siècle (2e quart)
Campagne décorative rocaille
Campagne décorative rocaille
XVIIIe siècle (2e quart) (≈ 1850)
Transformation intérieure en style baroque tardif.
1863
Restauration et décor néo-baroque
Restauration et décor néo-baroque
1863 (≈ 1863)
Ajout de peintures sur la voûte.
18 juin 2018
Classement monument historique
Classement monument historique
18 juin 2018 (≈ 2018)
Inscription en totalité de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église paroissiale Saint Jean-Baptiste, en totalité, avec l’ensemble de ses autels et de ses retables (y compris leurs tableaux peints) située au lieu-dit le Village, sur la parcelle n°1297, figurant au cadastre section A, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé : inscription par arrêté du 18 juin 2018.
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les archives ne citent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Coaraze, située dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines au XIIe siècle sous le vocable de Saint-Pierre. Une première reconstruction au XIVe siècle lui attribue son vocable actuel, saint Jean-Baptiste. Les archives mentionnent des dégâts majeurs causés par des séismes, notamment en 1348 et 1618, nécessitant des réparations répétées. Une inscription latine de 1717 atteste que la communauté locale a achevé la reconstruction de l’édifice après trois effondrements successifs.
La façade de l’église révèle deux phases distinctes de construction : une partie basse bien appareillée, antérieure à 1717, et une partie supérieure de qualité moindre, datée de cette année. À l’intérieur, la décoration baroque en stuc, typique de la Contre-Réforme catholique, inclut 118 anges et angelots, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant en albâtre de 1600. Ces éléments reflètent une campagne de transformation majeure au XVIIIe siècle, inspirée du baroque tardif niçois, avec des retables en gypserie dans le chœur et les chapelles latérales.
Au XIXe siècle, des problèmes de stabilité, liés à sa position en flanc de falaise, ont entraîné des restaurations, dont celle de 1863 qui a ajouté un décor peint néo-baroque sur la voûte de la nef. L’église, classée monument historique en 2018, conserve aussi les traces de son plan rectangulaire irrégulier et d’un clocher-carre intégré à l’édifice. Son histoire s’inscrit dans celle des villages perchés de l’arrière-pays niçois, marqués par les aléas sismiques et les reconstructions communautaires.
Les sources mentionnent également une ancienne sacristie et une chapelle des Pénitents, aujourd’hui intégrées à l’édifice. La dernière campagne de décoration, au XVIIIe siècle, a métamorphosé cette église de montagne rustique en un exemple remarquable du rocaille religieux, caractéristique de la région. Son inscription récente au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant architecturale qu’historique.