Construction initiale Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman érigé à Bizeneuille.
1890-1899
Restauration lourde
Restauration lourde 1890-1899 (≈ 1895)
Modifications par l'architecte L. Tourteau.
1978
Classement MH
Classement MH 1978 (≈ 1978)
Inscrite aux monuments historiques.
2012
Nouveau coq
Nouveau coq 2012 (≈ 2012)
Installation d'un coq en cuivre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. AH 122) : inscription par arrêté du 24 janvier 1978
Personnages clés
L. Tourteau - Architecte
Responsable des restaurations fin XIXe.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Bizeneuille est un édifice religieux roman construit à la fin du XIIe siècle. Située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes, elle illustre l'architecture ecclésiastique médiévale de la région. Bien que profondément remaniée entre 1890 et 1899 par l'architecte L. Tourteau, elle conserve des éléments originaux comme son abside en hémicycle, voûtée en cul-de-four, et son clocher carré du XIIe siècle. Ces transformations, notamment la restauration lourde du portail, ont altéré une partie de son authenticité historique.
L'abside, seule partie ayant conservé son état primitif, est ornée d'une arcature composée de trois arcs en plein cintre encadrant les fenêtres, séparés par des arcs en mitre aveugles. Ce dispositif architectural est caractéristique de plusieurs églises de la région. Les chapiteaux des colonnes, sculptés de feuilles plates, d'entrelacs, de palmettes et de crosses, témoignent du savoir-faire artisanal de l'époque. Le clocher, isolé par une voûte sur croisée d'ogives, a été surmonté en 2012 d'un nouveau coq en cuivre, fabriqué par l'entreprise Chomel de Chemilly.
Classée monument historique en 1978, l'église Saint-Martin reflète à la fois l'héritage médiéval et les interventions ultérieures visant à préserver ou modifier son apparence. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tout en rappelant les défis posés par les restaurations parfois controversées. La propriété de la commune, elle reste un lieu de culte et un symbole du patrimoine local, attirant l'attention des amateurs d'architecture religieuse et d'histoire régionale.