Frise chronologique
1740
Décision de construction
Décision de construction
1740 (≈ 1740)
Projet lancé pour une nouvelle église catholique
1742-1767
Construction de l'église
Construction de l'église
1742-1767 (≈ 1755)
Travaux avec malfaçons en 1755
1755
Ajout des contreforts
Ajout des contreforts
1755 (≈ 1755)
Renforcement des murs latéraux défectueux
1863
Restauration par Caraguel
Restauration par Caraguel
1863 (≈ 1863)
Décoration intérieure et vitraux ajoutés
1954
Restauration par Carivenc
Restauration par Carivenc
1954 (≈ 1954)
Peintures et toiles marouflées par Regagnon
2022
Classement monument historique
Classement monument historique
2022 (≈ 2022)
Inscription officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église paroissiale Saint-Sauveur, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, sise 11 place Philippe-Olombel, sur la parcelle figurant au cadastre section AB n°221 : inscription par arrêté du 7 mars 2022
Personnages clés
| Curé Caraguel - Commanditaire des travaux de 1863 |
Futur évêque de Perpignan |
| Jacques Pauthe - Peintre décorateur en 1863 |
Auteur de la décoration intérieure |
| Amédée Bergès - Maître-verrier toulousain |
Créateur des vitraux en 1863 |
| Chanoine Carivenc - Initiateur de la restauration de 1954 |
Conseillé par Pierre Millet |
| André Regagnon - Peintre restaurateur en 1954 |
Auteur des voûtes et toiles |
| Pierre Millet - Architecte conseiller en 1954 |
Collaborateur de la restauration |
Origine et histoire
L’église paroissiale Saint-Sauveur de Mazamet, édifiée au XVIIIe siècle, répond à l’afflux d’une population catholique rurale attirée par le développement de l’industrie textile dans cette région alors majoritairement protestante. Sa construction, décidée en 1740, débute en 1742 sur l’emplacement d’un ancien temple protestant, sur la place du Plo. Les travaux, achevés en 1767, sont marqués par des malfaçons nécessitant l’ajout de huit contreforts en 1755 pour stabiliser les murs latéraux. Son architecture sobre, inspirée du baroque italien, se distingue par une façade néoclassique et un clocher octogonal à deux étages.
En 1863, sous l’impulsion du curé Caraguel (futur évêque de Perpignan), l’église subit une restauration majeure : le peintre Jacques Pauthe décore entièrement l’intérieur, tandis qu’Amédée Bergès, maître-verrier toulousain, réalise les vitraux. Un siècle plus tard, en 1954, le chanoine Carivenc lance une nouvelle campagne de travaux avec l’architecte Pierre Millet et le peintre André Regagnon. Ce dernier reprend les voûtes, ajoute des peintures murales dans les bas-côtés et des toiles marouflées dans le chœur, s’inspirant des œuvres d’Hippolyte Flandrin et des primitifs italiens. Le décor glorifie le Christ entouré de saints en procession, mêlant influences médiévales et modernes.
Classée monument historique en 2022, l’église Saint-Sauveur illustre les transformations sociales et artistiques de Mazamet, liée à son essor industriel. Son état actuel, après un diagnostic en 2019 révélant la nécessité de travaux, reflète près de trois siècles d’histoire, entre héritage protestant, expansion catholique et patrimoine architectural préservé.