Frise chronologique
819
Première mention
Première mention
819 (≈ 819)
Donation à l’abbaye de Conques.
1418
Sentence seigneuriale
Sentence seigneuriale
1418 (≈ 1418)
Règlement des droits de construction.
1739
Visite épiscopale
Visite épiscopale
1739 (≈ 1739)
Constat de ruine par l’évêque.
1740-1749
Reconstruction
Reconstruction
1740-1749 (≈ 1745)
Édification actuelle par Ramond.
1746
Accord financier
Accord financier
1746 (≈ 1746)
Résolution du différend prieur-villageois.
vers 1900
Restauration du clocher
Restauration du clocher
vers 1900 (≈ 1900)
Surélévation par Sylvain Landrès.
2023
Classement MH
Classement MH
2023 (≈ 2023)
Inscription en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église paroissiale Saint-Sébastien, en totalité, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, située sur la parcelle 699, section B : inscription par arrêté du 12 janvier 2023
Personnages clés
| Ramond (ou Romond) - Ingénieur des ponts et chaussées |
Auteur des plans (1740-1749). |
| Jean-d’Ize de Saléon - Évêque |
Constate la ruine en 1739. |
| Pierre Fournol - Syndic de Bournazel |
Signataire de l’accord de 1746. |
| Jean-Louis Dufau - Prieur de Bournazel |
Partie prenante des travaux. |
| M. Cadriev - Maçon |
Nom gravé sur le porche (1749). |
| Sylvain Landrès - Architecte |
Restaure le clocher vers 1900. |
Origine et histoire
L’église paroissiale Saint-Sébastien de Bournazel, reconstruite entre 1740 et 1749, remplace un édifice médiéval mentionné dès 819 lors de sa donation à l’abbaye de Conques. Une sentence de 1418 réglemente les droits des consuls et du seigneur de Bournazel, imposant aux habitants d’obtenir son accord pour toute modification. En 1739, l’évêque Jean-d’Ize de Saléon constate l’état de ruine avancé du sanctuaire, déclenchant la décision de reconstruction.
La reconstruction est confiée à Ramond (ou Romond), ingénieur des ponts et chaussées de Montauban, auteur des plans et devis. Les travaux, financés partiellement par le prieur et les villageois, débutent en 1747 après un différend résolu en 1746 par un accord entre le syndic Pierre Fournol et le prieur Jean-Louis Dufau. Le seigneur de Bournazel, bien que conservant un accès privé depuis son château, ne participe pas financièrement. L’église, d’architecture sobre, combine une nef à trois travées, des chapelles latérales, et un clocher carré abritant trois cloches.
Le portail, encadré de pilastres toscans et surmonté d’un fronton cintré, porte la date de 1749 et le nom du maçon M. Cadriev. À l’intérieur, un retable du XVIIIe siècle abrite un tableau de La Crucifixion (1880) signé Romain Laporte, ainsi que des statues de saint Sébastien et saint Jacques. La charpente du clocher est refaite vers 1900 par l’architecte Sylvain Landrès, qui perce des baies en plein cintre pour éclairer les chapelles latérales.
L’église illustre l’influence des modèles architecturaux diffusés au XVIIIe siècle par l’imprimerie, avec une stéréotomie soignée et des proportions élégantes. Son histoire reflète aussi les tensions entre pouvoirs locaux (seigneur, prieur, communauté) et les contraintes techniques de l’époque. Classée monument historique en 2023, elle reste propriété de la commune de Bournazel.