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Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine à Freissinières dans les Hautes-Alpes

Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine

    23 Place de l'Eglise
    05310 Freissinières
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1684
Révocation de l'édit de Nantes
début XVIIe siècle
Datation supposée des peintures
10 janvier 2008
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église paroissiale en totalité, y compris les décors peints (cad. F 2464) : inscription par arrêté du 10 janvier 2008

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique.

Origine et histoire

L'église Sainte-Marie-Madeleine de Freissinières, classée monument historique depuis 2008, est un édifice religieux du XVIIe siècle situé dans les Hautes-Alpes. Son architecture parallélépipédique, couverte d'un toit à longs pans et surmontée d'un clocher-arcade, cache une nef unique prolongée par un chœur carré adjacent à la sacristie. Ce monument se distingue par son histoire potentielle de reconversion : les peintures murales du mur de chevet, représentant des scènes bibliques inhabituelles (le sacrifice d'Isaac, Jacob et son fils), suggèrent une origine protestante antérieure à 1684.

La datation des peintures, possiblement du début du XVIIe siècle, contredit la tradition locale attribuant la construction de l'église à 1684, après la révocation de l'édit de Nantes. Cette discordance laisse supposer que le bâtiment était initialement un temple protestant, épargné de la destruction obligatoire en 1684 et transformé en église catholique. L'iconographie murale, rare pour un édifice de cette période et de cette région, renforce l'hypothèse d'une réappropriation cultuelle. L'église, propriété de la commune, conserve ainsi la trace tangible des tensions religieuses qui ont marqué la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les éléments protégés depuis 2008 incluent la totalité de l'édifice et ses décors peints, classés au cadastre sous la référence F 2464. Le mur de chevet, en particulier, offre un témoignage artistique et historique unique : les scènes peintes de part et d'autre d'une fenêtre murée illustrent des épisodes vétérotestamentaires, choisis peut-être pour leur résonance avec les persécutions subies par les protestants. Ces fresques, par leur style et leur thématique, interrogent les pratiques cultuelles et les adaptations architecturales imposées par les bouleversements politiques et religieux du Grand Siècle.

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