Crédit photo : Arnaud Fafournoux - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
…
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIe siècle
Épitaphes paléochrétiennes
Épitaphes paléochrétiennes VIe siècle (≈ 650)
Découvertes lors de fouilles en 1980.
XIe siècle
Première mention
Première mention XIe siècle (≈ 1150)
Église et prieuré cités pour la première fois.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Nef et clocher édifiés.
XVe siècle
Fresques murales
Fresques murales XVe siècle (≈ 1550)
Peintures réalisées vers 1490.
XVIe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur XVIe siècle (≈ 1650)
Par le prieur Jean d'Ancezune.
1833
Réunion des paroisses
Réunion des paroisses 1833 (≈ 1833)
Cimetière de Tourdan encore utilisé.
2001
Restauration
Restauration 2001 (≈ 2001)
Travaux sur peintures et mobilier.
27 octobre 2011
Classement MH
Classement MH 27 octobre 2011 (≈ 2011)
Inscription de l'ensemble prioral.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble prieural, soit l'église de Tourdan en totalité et les façades et toitures des bâtiments de l'ancien prieuré (parties privées et ancien presbytère), ainsi que les parcelles AK 36, 44, 163, 165 : inscription par arrêté du 27 octobre 2011
Personnages clés
Jean d'Ancezune - Prieur au XVIe siècle
Reconstruit le chœur gothique et y apposa ses armoiries.
Jacques Maurice Dunievre de la Serve - Bourgeois de Revel
Enterré dans l'église en 1753.
Origine et histoire
L'église prieurale Notre-Dame de Tourdan, mentionnée dès le XIe siècle, forme avec son prieuré un ensemble architectural majeur de Revel-Tourdan en Isère. L'édifice, d'origine romane (nef et clocher du XIIe siècle), fut remanié aux XVIe et XVIIIe siècles, avec un chœur gothique reconstruit par le prieur Jean d'Ancezune. Les fouilles des années 1980 y révélèrent deux épitaphes paléochrétiennes du VIe siècle, aujourd'hui encastrées dans le mur d'entrée.
Le prieuré, occupé jusqu'à la Révolution, suivait la règle bénédictine. Son portail organisait les bâtiments en « U », incluant grange, citernes et jardin. La façade ouest de l'église conserve une fenêtre romane modifiée en 1860, tandis que le portail roman fut retaillé en style gothique entre le XIVe et XVe siècle. Une tour jumelle, disparue, complétait autrefois la symétrie de l'ensemble.
À l'intérieur, la nef abrite des peintures murales du XVe siècle, dont une Crucifixion et une Assomption de la Vierge dans la chapelle seigneuriale. Ces fresques, réalisées dans l'urgence vers 1490 lors d'un concile diocésain lié à la peste, comptent parmi les ensembles les plus remarquables de la région. Le mobilier inclut un maître-autel et un tabernacle du XVIIIe siècle, classés Monuments Historiques, provenant du couvent des Augustins de Beaurepaire.
L'église, lieu de culte paroissial jusqu'au XVIIIe siècle, fut restaurée à partir de 2001 pour révéler ses décors peints et son mobilier. Les armoiries du prieur Jean d'Ancezune, visibles dans le chœur, témoignent de son rôle dans les transformations du XVIe siècle. Le site, partiellement propriété privée, fut inscrit aux Monuments Historiques en 2011 pour son église, ses façades, toitures et parcelles adjacentes.
Les fouilles archéologiques ont aussi mis au jour une litre funéraire et des vestiges gallo-romains, confirmant une occupation ancienne du site. Une pierre tombale de 1753 et une plaque commémorative de la Première Guerre mondiale complètent le patrimoine intérieur. Le clocher, de style viennois en molasse, domine un cimetière encore utilisé après la réunion des paroisses en 1833.
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