Frise chronologique
1110–1150
Construction de l'église
Construction de l'église
1110–1150 (≈ 1130)
Édification en style roman pur.
avant 1211
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
avant 1211 (≈ 1211)
Rattaché à Lancharre avant cette date.
1877
Chute du clocher
Chute du clocher
1877 (≈ 1877)
Effondrement partiel du monument.
30 janvier 1973
Classement MH
Classement MH
30 janvier 1973 (≈ 1973)
Protection au titre des monuments historiques.
1969–1984
Restauration
Restauration
1969–1984 (≈ 1977)
Campagne menée par l’association locale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise priorale (ruines de l'ancienne) (cad. A 381) : classement par arrêté du 30 janvier 1973
Personnages clés
| Henri Batault - Historien local |
Auteur d’une notice sur Lancharre (1850). |
| Colette Chanay - Autrice |
Article sur l’église (*Images de Saône-et-Loire*, 1986). |
| François Sermage - Auteur |
Texte sur le sauvetage (1987). |
| Jean Pirou - Historien associatif |
A documenté les 50 ans de l’association (2023). |
Origine et histoire
L’église Saint-Christophe du Puley, aujourd’hui en ruines, fut construite entre 1110 et 1150 dans un style roman pur, sans remaniement postérieur. Elle constituait le cœur d’un prieuré fondé avant 1211, rapidement rattaché au prieuré bénédictin de Lancharre (Chapaize), dont il dépendait. Les religieuses du Puley, initialement chanoinesses libres, adoptèrent alors la règle bénédictine, intégrant leur communauté à celle de Lancharre.
Le monument subit un effondrement majeur en 1877 avec la chute de son clocher. À l’état de ruines dans les années 1970, il fut classé Monument Historique le 30 janvier 1973. Une campagne de restauration, menée de 1969 à 1984 par l’association locale de sauvegarde (créée en 1970) et les chantiers Rempart, permit de stabiliser les vestiges. Chaque été, des chantiers bénévoles contribuent encore à sa préservation.
Architecturalement, l’église suit un plan roman classique : une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non saillant, et un chœur flanqué de deux travées droites menant à une abside centrale encadrée d’absidioles. Ses dimensions (21,30 m de long, 11,80 m de large, 25 m de hauteur initiale) témoignent de son importance passée. La propriété, appartenant à la commune, reste un site emblématique du patrimoine religieux bourguignon.
Les sources historiques mentionnent son lien avec l’abbaye de Lancharre, étudié dès 1850 par Henri Batault. Des articles parus dans Images de Saône-et-Loire (1970 à 2023) documentent les efforts de sauvetage, notamment ceux de l’association du prieuré, toujours active aujourd’hui. Le site, référencé dans les bases Mérimée et Clochers de France, illustre la vitalité des initiatives locales pour la préservation du patrimoine médiéval.