Première mention d'une chapelle 1301 (≈ 1301)
Cour domaniale de l'abbaye Saint-Étienne.
1368
Épitaphe de Jean Wintertur
Épitaphe de Jean Wintertur 1368 (≈ 1368)
Gravée sur une colonne du clocher.
1525
Conversion au protestantisme
Conversion au protestantisme 1525 (≈ 1525)
L'église devient luthérienne.
1588
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur 1588 (≈ 1588)
Par Bastien Schorndörfer pour les luthériens.
1764-1765
Reconstruction par Samuel Werner
Reconstruction par Samuel Werner 1764-1765 (≈ 1765)
Nef élargie et chevet semi-circulaire.
1736-1899
Période de simultaneum
Période de simultaneum 1736-1899 (≈ 1818)
Culte catholique et protestant partagé.
19 août 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 19 août 1993 (≈ 1993)
Protection de l'édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise protestante (cad. 14 12) : inscription par arrêté du 19 août 1993
Personnages clés
Samuel Werner - Architecte
Reconstruit l'église en 1764-1765.
Bastien Schorndörfer - Architecte strasbourgeois
Conçoit le chœur en 1588.
Jean Wintertur - Personnage historique local
Épitaphe de 1368 sur une colonne.
Origine et histoire
L’église protestante de Schiltigheim, située au 24 rue Principale, a été construite au cœur du village au XVIIIe siècle par l’architecte Samuel Werner. Elle remplace une chapelle médiévale liée à l’abbaye Saint-Étienne de Strasbourg, attestée dès 1301. L’édifice actuel intègre des éléments gothiques, comme le clocher du XIVe siècle et une épitaphe de 1368, ainsi que des modifications Renaissance (1588) par Bastien Schorndörfer, dont le portail occidental et un chœur relié par un arc triomphal.
La communauté de Schiltigheim adopte le protestantisme en 1525, transformant l’église en temple luthérien. De 1736 à 1899, elle est partagée entre catholiques et protestants (simultaneum), le chœur étant réservé aux catholiques sous le vocable de saint Louis. Samuel Werner reconstruit l’église en 1764-1765 en conservant des structures anciennes, avec une nef élargie et un chevet semi-circulaire. Après 1899, l’édifice redevient exclusivement protestant.
L’église, inscrite aux Monuments Historiques en 1993, se distingue par son patrimoine mobilier : orgue, cadran solaire, épitaphe de Jean Wintertur, et objets liturgiques protestants (calice, aiguières). La charpente en sapin (3e quart du XVIIIe) et l’épi de faîtage en fer forgé datent de cette reconstruction. La clôture en fer forgé (1900) et des verrières, dont un monument aux morts de 1914-1918, complètent son histoire.
L’architecture mêle classicisme (pilastres, fenêtres en plein cintre) et héritage médiéval (tour-porche, baies géminées du clocher). Le simultaneum, pratique courante en Alsace, reflète les tensions confessionnelles post-Réforme. Après 1900, des réaménagements (déplacement de la chaire, suppression de la sacristie) marquent la fin de cette cohabitation cultuelle.
Les sources soulignent aussi l’existence d’une ancienne église paroissiale Sainte-Hélène (XIe siècle), dite « église rouge », rasée en 1531. Ce site, proche du cimetière du même nom, était lié à l’abbaye d’Eschau. La conversion au protestantisme en 1525 et la destruction de Sainte-Hélène expliquent le transfert des fonctions paroissiales vers l’actuelle église.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis