Église Saint-Adrien de Caveirac dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise de style classique

Église Saint-Adrien de Caveirac

  • Le Bourg
  • 30820 Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Église Saint-Adrien de Caveirac
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1156
Première mention écrite
XIIe siècle
Construction initiale
1350
Union au diocèse
1665
Devenue annexe
1687
Cloche installée
XVIIe siècle
Restauration majeure
1816
Réparations diverses
2011-2012
Restauration récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail (cad. A 1137) : inscription par arrêté du 12 octobre 1972

Personnages clés

Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
d’Agnac Maître-fondeur nîmois ayant réalisé la cloche en 1687.
Jean Bermond Maçon ayant édifié une cloison en 1844.

Origine et histoire de l'Église Saint-Adrien

L'église Saint-Adrien de Caveirac, de style roman, est située dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle est mentionnée dans les sources à partir de 1156 et dépendait de Notre-Dame de Nîmes ; en 1350 le prieuré fut uni au second archidiaconé de la cathédrale de Nîmes, dont le prévôt était titulaire. Ruinée pendant les guerres de Religion, l'édifice primitif fut restauré au XVIIe siècle : l'abside et le mur du fond furent entièrement reconstruits, et il ne subsista de la construction ancienne que les bases des murs gouttereaux. La tour-clocher, placée à l'angle nord-ouest, a entraîné le déplacement de l'entrée médiane légèrement au sud de l'axe général de l'édifice. Le portail, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 octobre 1972, est encadré de pilastres à dosserets et surmonté d'une frise ornée de petits tableaux rectangulaires prolongés par des demi-cercles et de losanges extérieurs ; l'ensemble se termine par un grand fronton rompu à denticules et une niche coiffée d'un fronton triangulaire. L'ornementation de la niche associe pilastres à tableaux, dosserets cannelés, volutes latérales en ailerons et joints à refends. Les vantaux de bois semblent avoir été refaits, mais l'imposte dormante demi-circulaire est d'origine et présente une riche sculpture : un grand cartouche ovale rayonnant de flammes, surmonté d'un heaume, encadré de volutes et de lambrequins, avec des guirlandes florales nouées de rubans mêlées à des rameaux de feuillage. L'église primitive, édifiée au XIIe siècle, figurait parmi les possessions de la cathédrale de Nîmes et, après sa reconstruction, devint annexe de l'église de Clarensac, construite à la même période (1665). La visite pastorale de 1690 signale une balustrade en pierre de taille séparant la nef de l'abside, clôture de chœur qui n'est plus mentionnée lors de la visite de 1722. Une lettre datée du 16 janvier 1810 suggère la réaffectation de l'édifice au culte protestant, mais l'absence de réponse empêche de confirmer ce transfert d'usage ; des réparations de la toiture et des baies ont eu lieu en 1816. La tour, couverte d'un dôme au XVIIIe siècle, s'achève aujourd'hui par une flèche gothique, et une cloche fondue par le maître-fondeur nîmois d’Agnac en 1687 est encore en place. En 1844, le maçon Jean Bermond fit édifier une cloison pour séparer l'église de la tour de l'horloge. La façade et son portail ont fait l'objet de restaurations en 2011 et 2012. À l'intérieur se remarquent notamment une Vierge à l'Enfant, la nef, une statue de saint Adrien et une fresque représentant l'Assomption de la Vierge.

Liens externes