Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef, des bas-côtés, du transept et du chœur terminé par une abside.
XIIIe siècle
Rénovation gothique
Rénovation gothique XIIIe siècle (≈ 1350)
Refonte de la voûte romane et des arcs séparatifs en arcs en tiers-point.
XIVe siècle
Agrandissement et modifications
Agrandissement et modifications XIVe siècle (≈ 1450)
Aménagement des bras du transept en chapelles et remplacement de l'abside romane par un chevet plus large.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vingts chapiteaux de l'intérieur de l'église : classement par arrêté du 11 juillet 1922 ; Eglise (à l'exception des chapiteaux dejà classés) : inscription par arrêté du 30 avril 1925
Origine et histoire
L'église Saint-Aignan, église catholique de Pouzy-Mésangy (Allier), est en forme de croix latine. Elle remonte à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle et se composait originellement d'une nef flanquée de deux bas-côtés, d'un transept et d'un chœur terminé par une abside. Classée au titre des monuments historiques en 1922 et inscrite en 1925, elle a connu plusieurs campagnes de remaniement. Au XIIIe siècle, la voûte romane et les grands arcs séparatifs entre la nef et les collatéraux ont été refaits en arcs en tiers-point, tandis que les bas-côtés ont conservé des voûtes en berceau plein cintre. Aux XIVe et XVe siècles, les bras du transept ont été aménagés en chapelles particulières et la première travée romane de la nef semble avoir été supprimée pour permettre l'agrandissement du château voisin. Pour agrandir le sanctuaire, l'abside romane fut remplacée par un chevet plus large aux angles arrondis ; des voûtes ogivales sur nervures couvrent désormais le sanctuaire et la première travée de la nef, les fenêtres ont été agrandies et la porte latérale sud refaite. Les chapiteaux, de facture assez primitive mais variée, portent des motifs floraux comme des rinceaux et des rosaces, ainsi que des croix encadrées ; l'un d'eux représente des personnages et, dans la travée précédant le chœur, la corbeille d'un chapiteau montre une série de petits personnages se tenant par la main, formant une sorte de ronde. Le tailloir du même chapiteau est orné d'un cordon de billettes évoquant une influence auvergnate ou bourguignonne. L'église s'inscrit dans un habitat de qualité : les bâtiments voisins semblent être édifiés sur l'emplacement d'une ancienne basse-cour attenante à une maison forte, et une photo aérienne de la notice des Monuments historiques illustre l'insertion de l'édifice par rapport au château voisin. Des photographies documentent l'extérieur (château et église, murs sud et nord, entrée) et l'intérieur (nef, un chapiteau, une statue de saint, Jeanne d'Arc).