Frise chronologique
1353
Début de la construction
Début de la construction
1353 (≈ 1353)
Lancée par les habitants de Bélaye.
vers 1404
Achèvement partiel
Achèvement partiel
vers 1404 (≈ 1404)
Nef terminée, chœur encore inachevé.
1460
Chœur non couvert
Chœur non couvert
1460 (≈ 1460)
Mention dans les archives locales.
1679
Église ruinée
Église ruinée
1679 (≈ 1679)
Conséquence des guerres de Religion.
1688
Rattachement aux Lazaristes
Rattachement aux Lazaristes
1688 (≈ 1688)
Gestion confié au séminaire de Cahors.
1721
Restauration majeure
Restauration majeure
1721 (≈ 1721)
Travaux menés par les Lazaristes.
1858
Installation du retable
Installation du retable
1858 (≈ 1858)
Rapporté d’Espagne par Bessières.
7 juin 1995
Inscription MH
Inscription MH
7 juin 1995 (≈ 1995)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 279) : inscription par arrêté du 7 juin 1995
Personnages clés
| Gustave Pierre Dagrant - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (1892–1894). |
| Maréchal Bessières - Donateur du retable |
Rapporté de la campagne d’Espagne. |
Origine et histoire
L'église Saint-Aignan de Bélaye, située dans le département du Lot en Occitanie, a été construite par les habitants à partir de 1353, mais les travaux se sont prolongés jusqu’au début du XVe siècle. Le chœur n’était pas encore couvert en 1460, et l’édifice était encore qualifié d'« église neuve » en 1471. Initialement intégrée aux défenses du castrum de Bélaye, elle présente une structure en pierre de taille à trois vaisseaux, avec une abside polygonale surélevée par rapport à la nef. Les guerres de Religion l’ont laissée en ruine en 1679, contraignant les fidèles à se rendre à l’église Sainte-Catherine.
La restauration majeure de l’église intervient en 1721, sous l’impulsion des Lazaristes, qui en avaient obtenu la gestion après la réunion de l’archiprêtré de Bélaye au séminaire de Cahors en 1688. Le portail sud, de style classique, date de cette période, remplaçant un ancien portail ogival. À l’intérieur, la structure médiévale domine, bien que des modifications aient eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles, comme l’ajout d’un grand retable en 1858, rapporté d’Espagne par le maréchal Bessières. Ce retable, initialement destiné à l’église de Prayssac, y fut installé faute de place.
Les vitraux, réalisés entre 1892 et 1894 par le maître-verrier bordelais Gustave Pierre Dagrant, complètent les aménagements ultérieurs. L’édifice, propriété de la commune, a été inscrit aux monuments historiques le 7 juin 1995. Son plan régulier (nef, collatéraux, chœur et abside à trois pans) et ses façades remaniées au XVIIIe siècle témoignent de son évolution architecturale, liée à son rôle central dans le diocèse de Cahors.