Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et du portail roman.
1183
Cession aux Templiers
Cession aux Templiers 1183 (≈ 1183)
L'église est cédée à l'ordre du Temple par la reine Alix.
XIIIe siècle
Rénovations templières
Rénovations templières XIIIe siècle (≈ 1350)
Les Templiers entreprennent des rénovations et des agrandissements.
1583
Voûte lambrissée
Voûte lambrissée 1583 (≈ 1583)
Ajout d'une voûte en berceau lambrissée.
6 mars 1926
Inscription historique
Inscription historique 6 mars 1926 (≈ 1926)
L'église est inscrite aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Fin du XXe siècle
Rénovations modernes
Rénovations modernes Fin du XXe siècle (≈ 2095)
Travaux de mise en valeur et restauration menés par la commune.
Patrimoine classé
Eglise de Chalou : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
Saint Aignan
Saint patron de l'église.
Reine Alix
Mère de Philippe Auguste, elle a cédé l'église aux Templiers.
Abbé Huguenot
Responsable de la réalisation des fresques et du vitrail.
Origine et histoire de l'Église Saint-Agnan
L'église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux, dans l'Essonne, est consacrée à saint Aignan et présente une architecture principalement romane. Inscrite aux Monuments historiques par arrêté du 6 mars 1926, elle conserve des vestiges de l'édifice primitif, notamment une partie de la nef et le portail roman. Construite au XIe siècle, elle appartenait au chapitre de Saint-Aignan d'Orléans avant d'être cédée à l'ordre du Temple en 1183 par la reine Alix, mère de Philippe Auguste. Les Templiers entreprirent des rénovations et des agrandissements au XIIIe siècle. Après la chute du Temple en 1307, l'église passa à l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem, qui la conserva jusqu'à la Révolution. Elle a subi de sévères modifications lors des guerres de religion et a reçu une voûte en berceau lambrissée en 1583. Les fresques des piliers du chœur, qui égrènent la liste des commandeurs templiers puis hospitaliers ainsi que des curés de Chalou, et certains vitraux représentant les processions du XIXe siècle à la source Sainte-Apolline doivent leur réalisation au zèle patrimonial de l'abbé Huguenot. À la fin du XXe siècle, la commune a mené plusieurs travaux de mise en valeur : rénovation de la voûte lambrissée, démolition de l'ancien presbytère pour désenclaver l'édifice, restauration des murs extérieurs, pose d'un vitrail au-dessus du portail et création du jardin public Abbé-Huguenot. Parmi le mobilier remarquable figurent des fonts baptismaux du XIIe siècle, une Vierge à la grappe de raisin du XVIe siècle, une statue de saint Thomas Becket et les statues des saints patrons Aignan et Apolline. La façade occidentale, le portail avec son chapiteau sculpté, l'autel et le cartouche peint par l'abbé Huguenot constituent des éléments visibles de l'intérieur et de l'extérieur de l'église.