Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édifice roman primitif lié à Orléans.
1183
Donation aux Templiers
Donation aux Templiers 1183 (≈ 1183)
Cédée par la reine Alix, mère de Philippe Auguste.
1307
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers 1307 (≈ 1307)
Transfert après la chute des Templiers.
XIIIe siècle
Rénovations templières
Rénovations templières XIIIe siècle (≈ 1350)
Agrandissement et modifications architecturales.
1583
Voûte lambrissée
Voûte lambrissée 1583 (≈ 1583)
Ajout lors des guerres de religion.
6 mars 1926
Classement Monument historique
Classement Monument historique 6 mars 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Chalou : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
Reine Alix - Donatrice
Cède l’église aux Templiers en 1183.
Abbé Huguenot - Curé de Chalou
Préserva fresques et vitraux au XIXe siècle.
Philippe Auguste - Fils de la reine Alix
Règne lors de la donation templière.
Origine et histoire
L'église Saint-Aignan, située à Chalou-Moulineux (Essonne), est un édifice religieux d’architecture principalement romane, construit au XIe siècle. Elle appartenait initialement au chapitre de Saint-Aignan d’Orléans, comme en témoignent la nef et le portail roman conservés. Son histoire est marquée par son rattachement à l’ordre du Temple en 1183, après une donation de la reine Alix, mère de Philippe Auguste. Les Templiers y réalisèrent des rénovations et agrandissements au XIIIe siècle, avant que l’église ne passe, en 1307, aux mains de l’ordre de l’Hôpital Saint-Jean de Jérusalem, qui la conserva jusqu’à la Révolution.
Au XVIe siècle, l’église subit des modifications majeures lors des guerres de religion, notamment l’ajout d’une voûte en berceau lambrissée en 1583. Son patrimoine intérieur inclut des fresques du chœur listant les commandeurs templiers et hospitaliers, ainsi que des vitraux illustrant les processions du XIXe siècle vers la source Sainte Apolline. Ces éléments furent préservés grâce à l’abbé Huguenot, curé de la paroisse, qui œuvra pour son entretien. Au XXe siècle, la commune engagea d’importants travaux : rénovation de la voûte, démolition de l’ancien presbytère pour désenclaver l’édifice, restauration des murs extérieurs, et création d’un jardin public nommé en l’honneur de l’abbé Huguenot.
Le mobilier de l’église compte plusieurs pièces remarquables, comme les fonts baptismaux du XIIe siècle, une statue de la Vierge à la grappe de raisin (XVIe siècle), ou encore des statues de saint Thomas Becket et des saints patrons locaux, saint Aignan et sainte Apolline. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1926, l’église incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale, marquée par les ordres militaires et les bouleversements politiques de la France.
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