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Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux dans l'Essonne

Patrimoine classé
Clocher en bâtière
Eglise romane

Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux

    7-9 Rue des Templiers
    91740 Chalou-Moulineux
Propriété de la commune
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Église Saint-Aignan de Chalou-Moulineux
Crédit photo : Marc Séjourné - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1183
Donation aux Templiers
1307
Passage aux Hospitaliers
XIIIe siècle
Rénovations templières
1583
Voûte lambrissée
6 mars 1926
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Chalou : inscription par arrêté du 6 mars 1926

Personnages clés

Reine Alix - Donatrice Cède l’église aux Templiers en 1183.
Abbé Huguenot - Curé de Chalou Préserva fresques et vitraux au XIXe siècle.
Philippe Auguste - Fils de la reine Alix Règne lors de la donation templière.

Origine et histoire

L'église Saint-Aignan, située à Chalou-Moulineux (Essonne), est un édifice religieux d’architecture principalement romane, construit au XIe siècle. Elle appartenait initialement au chapitre de Saint-Aignan d’Orléans, comme en témoignent la nef et le portail roman conservés. Son histoire est marquée par son rattachement à l’ordre du Temple en 1183, après une donation de la reine Alix, mère de Philippe Auguste. Les Templiers y réalisèrent des rénovations et agrandissements au XIIIe siècle, avant que l’église ne passe, en 1307, aux mains de l’ordre de l’Hôpital Saint-Jean de Jérusalem, qui la conserva jusqu’à la Révolution.

Au XVIe siècle, l’église subit des modifications majeures lors des guerres de religion, notamment l’ajout d’une voûte en berceau lambrissée en 1583. Son patrimoine intérieur inclut des fresques du chœur listant les commandeurs templiers et hospitaliers, ainsi que des vitraux illustrant les processions du XIXe siècle vers la source Sainte Apolline. Ces éléments furent préservés grâce à l’abbé Huguenot, curé de la paroisse, qui œuvra pour son entretien. Au XXe siècle, la commune engagea d’importants travaux : rénovation de la voûte, démolition de l’ancien presbytère pour désenclaver l’édifice, restauration des murs extérieurs, et création d’un jardin public nommé en l’honneur de l’abbé Huguenot.

Le mobilier de l’église compte plusieurs pièces remarquables, comme les fonts baptismaux du XIIe siècle, une statue de la Vierge à la grappe de raisin (XVIe siècle), ou encore des statues de saint Thomas Becket et des saints patrons locaux, saint Aignan et sainte Apolline. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1926, l’église incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale, marquée par les ordres militaires et les bouleversements politiques de la France.

Liens externes