Frise chronologique
XVe siècle
Construction principale
Construction principale
XVe siècle (≈ 1550)
Édification dans le style gothique flamboyant.
XVIe siècle (début)
Agrandissement et vitraux
Agrandissement et vitraux
XVIe siècle (début) (≈ 1615)
Reconstruction et ajout de verrières classées.
1769
Pierre tombale de Marie Anne Perrichon
Pierre tombale de Marie Anne Perrichon
1769 (≈ 1769)
Témoignage du droit de sépulture seigneuriale.
23 juin 1953
Classement Monument historique
Classement Monument historique
23 juin 1953 (≈ 1953)
Protection de l’édifice par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 23 juin 1953
Personnages clés
| Marie Anne Perrichon - Veuve de Jean-Baptiste Paignon |
Sépulture dans la chapelle nord (1769). |
| Jean-Baptiste Paignon - Secrétaire du roi et seigneur |
Époux de Marie Anne Perrichon, droit de prééminence. |
Origine et histoire
L'église Saint-Aignan de Fontaine-les-Ribouts, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, date principalement du XVe siècle, bien que des traces d’une construction antérieure (vers le XIe siècle) aient été relevées. L’édifice actuel, reconstruit et agrandi entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, illustre le style gothique flamboyant, reconnaissable aux réseaux de pierre en forme de flammes ornant les fenêtres. Son plan simple comprend une nef, un transept et un chevet polygonal, surmonté d’un clocher en pierre coiffé d’une flèche en charpente. À l’intérieur, un Christ en croix polychrome du XVIIe siècle, vestige d’une poutre de gloire, et des vitraux du XVIe siècle, dont un arbre de Jessé et un saint Jean-Baptiste, témoignent de son riche patrimoine artistique.
L’église abrite un retable remarquable de style rococo, encadré par les statues de saint Aignan et saint Sébastien, se détachant sur un fond de boiseries sculptées de motifs végétaux. Deux exemples du droit de prééminence seigneuriale y sont visibles : une pierre tombale dans la chapelle nord, dédiée à Marie Anne Perrichon (veuve d’un secrétaire du roi décédée en 1769), et des vestiges de litre funéraire, bande noire ornée d’armoiries comtales peinte sur les murs. Ces éléments soulignent le lien historique entre l’édifice et les seigneurs locaux, tout en reflétant les pratiques sociales et religieuses de l’Ancien Régime.
Classée Monument historique en 1953, l’église relève aujourd’hui de la paroisse Bienheureux François de Laval en Thymerais, dont le siège se trouve à Châteauneuf-en-Thymerais. Quatre de ses verrières, datant du XVIe siècle, sont également protégées au titre des objets mobiliers. Le porche en bois précédant le portail ouest et le berceau lambrissé couvrant la nef complètent les caractéristiques architecturales de ce monument, symbole du patrimoine religieux et seigneurial d’Eure-et-Loir.