Édification initiale XIe siècle (≈ 1150)
Première construction présumée de l'église.
XVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique XVe siècle (≈ 1550)
L'église est reconstruite et agrandie dans le style gothique flamboyant.
XVIe siècle
Vitraux remarquables
Vitraux remarquables XVIe siècle (≈ 1650)
Création des vitraux, dont un arbre de Jessé et une représentation de saint Jean-Baptiste.
1769
Pierre tombale
Pierre tombale 1769 (≈ 1769)
Pose de la pierre tombale de Marie Anne Perrichon, veuve de Jean-Baptiste Paignon.
1953
Classement historique
Classement historique 1953 (≈ 1953)
L'église est inscrite au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 23 juin 1953
Personnages clés
Marie Anne Perrichon
Veuve de Jean-Baptiste Paignon, dont la pierre tombale est conservée dans l'église.
Jean-Baptiste Paignon
Écuyer, secrétaire du roi et seigneur de Fontaine.
Origine et histoire de l'Église Saint-Agnan
L'église Saint-Aignan de Fontaine-les-Ribouts, située dans la commune du même nom (Eure-et-Loir), dépend de la paroisse Bienheureux François de Laval en Thymerais, dont le siège se trouve à Châteauneuf-en-Thymerais. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1953. De plan simple, l'édifice comprend une nef, un transept et un chevet polygonal. Un porche en bois à deux pans précède le portail ouest, et la sacristie a été adossée à la chapelle sud. Au nord de la nef, contre le transept, se trouve un clocher de pierre surmonté d'une flèche en charpente. L'intérieur est couvert par un berceau lambrissé. L'ensemble date principalement du XVe siècle, même si l'édifice paraît avoir pu être édifié dès le XIe siècle, puis reconstruit et agrandi entre la fin du XVe et la première moitié du XVIe siècle dans le style gothique flamboyant, reconnaissable aux réseaux tourmentés des fenêtres. Certaines baies conservent des fragments de vitraux du XVIe siècle : la chapelle latérale nord abrite un arbre de Jessé du premier quart du XVIe siècle et la chapelle sud présente un saint Jean-Baptiste portant l'agneau pascal, de la même époque. Quatre verrières (baies 4 à 6 et 8) sont partiellement classées au titre des objets des monuments historiques. Sur le poinçon de la ferme située à l'entrée du sanctuaire est dressé un Christ en croix polychrome du XVIIe siècle, vestige d'une poutre de gloire dont subsisterait une statue de saint Jean placée dans les stalles. Parmi les pièces de mobilier remarquables, le retable intérieur est encadré par les statues de saint Aignan et de saint Sébastien, qui se détachent sur une boiserie sculptée de volutes et de motifs végétaux dans un style rococo. L'église conserve également deux exemples du droit de prééminence anciennement réservé aux seigneurs du lieu : le droit de sépulture, illustré par la pierre tombale de Marie Anne Perrichon, veuve de Jean-Baptiste Paignon écuyer, secrétaire du roi et seigneur de Fontaine, datée du 6 juillet 1769, et le droit de litre, dont subsistent des vestiges d'une bande noire ornée des armoiries seigneuriales timbrées d'une couronne comtale, peintes sur les murs à l'occasion de ses funérailles. L'ensemble présente un intérêt à la fois pour son architecture gothique flamboyant et pour son mobilier et ses vitraux.