Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Début des travaux avec la construction du chœur et de l'abside.
XIVe siècle
Agrandissement et modifications
Agrandissement et modifications XIVe siècle (≈ 1450)
Poursuite des travaux et ajout d'éléments architecturaux.
XVIIe siècle
Restauration post-guerres
Restauration post-guerres XVIIe siècle (≈ 1750)
Restauration de l'édifice après les guerres de Religion.
1819
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef 1819 (≈ 1819)
Ajout d'une travée et construction d'une chapelle nord.
XVIIIe siècle
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement XVIIIe siècle (≈ 1850)
Travaux de restauration et d'agrandissement de l'église.
1891
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1891 (≈ 1891)
Reconstruction du clocher-peigne démoli pendant la Révolution.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. E 973) : inscription par arrêté du 19 novembre 1985
Origine et histoire de l'Église Saint-Alban
L'église paroissiale Saint-Alban, située à Saint-Alban-sur-Limagnole (Lozère) sur la via Podensis, présente une architecture résultant de plusieurs campagnes de construction et de restauration. Les travaux débutent au XIIe siècle et se poursuivent aux XIVe et XVe siècles ; l'édifice est restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles après les guerres de Religion et agrandi au XIXe siècle. La partie la plus ancienne est le chœur, doté d'une abside en cul-de-four éclairée par cinq fenêtres ébrasées et entourée d'arcades en plein cintre. L'intérieur, d'une sobre élégance, offre une nef voûtée en berceau brisé répartie en cinq travées, la dernière ayant été ajoutée en 1819 ; les deux chapelles ouvertes sur la première travée sont également des ajouts. Le chœur comporte une trappe menant à une crypte qui servit de caveau funéraire : au bas du puits d'accès se trouve une salle basse voûtée en berceau où furent découverts trois corps. Des chapiteaux sculptés ornent les colonnettes ; l'un d'eux représentait un troubadour jouant d'un instrument, d'autres figurent des griffons, des sirènes et un centaure tirant à l'arc. La polychromie intérieure résulte de l'emploi de différentes pierres. À l'aplomb de l'arc triomphal s'élève un clocher-peigne à deux niveaux d'arcatures ; démoli pendant la Révolution, il a été reconstruit en 1891 d'après la forme primitive. Le portail primitif se trouvait à l'extrémité ouest du mur sud ; l'agrandissement de la nef s'accompagne de la construction du porche actuel et du murement partiel de l'ancien portail, interventions liées aux travaux votés en 1819, qui comprennent aussi la construction d'une chapelle nord. Un texte de 1585 mentionne des réparations effectuées sur la grande cloche. La tradition orale et la présence d'une communauté de "prêtres" dans un chœur spécialement aménagé laissent supposer une origine abbatiale, ou éventuellement une communauté de chanoines ; l'église pourrait avoir dépendu à l'origine d'un établissement monastique hospitalier sur la route de Compostelle. L'histoire documentée reste lacunaire jusqu'en 1312, date à laquelle l'église est unie à la mense épiscopale. L'édifice et certains de ses éléments sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1985, et de nombreux objets y sont référencés dans la base Palissy.