Église Saint-Albert de Calvese de Sollacaro en Corse-du-sud
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise
Église Saint-Albert de Calvese de Sollacaro
Village
20140 Sollacaro
Propriété de la commune
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Fin du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Édification de l'église sous le vocable de Saint-Albert le Grand.
1759
Fresques de la chapelle
Fresques de la chapelle 1759 (≈ 1759)
Création des fresques en forme de roses dans la chapelle latérale sud.
1816
Construction du clocher
Construction du clocher 1816 (≈ 1816)
Édification du clocher adossé au vaisseau.
XIXe siècle
Achèvement du dôme
Achèvement du dôme XIXe siècle (≈ 1865)
Achèvement du dôme ogival du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église paroissiale en totalité (cad. C 407) : inscription par arrêté du 10 mai 2012
Personnages clés
Raffali
Artiste ayant réalisé les décors peints de l'église.
Mgr Mascardi
Évêque ayant visité l'église en 1587 et décrit son état.
Don Pellegrino Gervasi
Délégué ayant inspecté l'église en 1686.
Origine et histoire de l'Église Saint-Albert de Calvese
Placée sous le vocable de Saint-Albert le Grand à la fin du XVIe siècle, l'église était à l'origine très petite et rectangulaire, puis elle a été agrandie par la construction d'une nef unique dont le chœur a été rétréci, selon la tradition des églises baroques de Corse. Une petite chapelle latérale sud voûtée, dédiée à Notre‑Dame‑du‑Rosaire, renferme des fresques en forme de roses datées de 1759. Un clocher adossé au vaisseau a été édifié en 1816 et achevé au XXe siècle par un dôme ogival. L'église a été reconstruite au XVIIIe siècle et dotée de décors peints attribuables à l'artiste Raffali, témoignage du degré de finition artistique des édifices religieux ruraux en Corse‑du‑Sud. Lors de sa visite pastorale en 1587, Mgr Mascardi précise que l'église, tournée vers le midi et distante d'une centaine de pas des habitations, comportait une seule nef ; le toit était partiellement couvert de tuiles, le sol était en terre battue avec divisorium, les murs n'étaient pas enduits et n'étaient pas percés de fenêtres, comportant seulement des jours indécents, et il y avait deux portes, l'une au fond et l'autre à droite en entrant près du maître‑autel (A. Vatican - Fonds Sacr. Conc. Congr.). En mai 1686, Don Pellegrino Gervasi, délégué de Mgr Spinola, indique que l'église n'était pas consacrée et qu'elle constituait une annexe de la paroisse de Sollacaro ; il la jugeait dans un état acceptable compte tenu de la pauvreté du lieu, mais signalait que le sol était déformé à cause de l'arca et n'avait pas été remis en état (Bibliothèque Universitaire de Gênes - Manuscrit B. VIII).