Frise chronologique
1269
Première mention documentaire
Première mention documentaire
1269 (≈ 1269)
Édifice antérieur attesté dans les textes.
1530
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
1530 (≈ 1530)
Sous l'épiscopat de Martin de Saint-André.
26 octobre 1584
Prise du château par Celles
Prise du château par Celles
26 octobre 1584 (≈ 1584)
Conflit lié aux guerres de Religion.
septembre 1590
Prise par le parti de Joyeuse
Prise par le parti de Joyeuse
septembre 1590 (≈ 1590)
Dernier événement connu du château.
1872
Construction des fausses voûtes
Construction des fausses voûtes
1872 (≈ 1872)
Travaux dans la nef de l'église.
5 avril 1948
Classement des deux tours
Classement des deux tours
5 avril 1948 (≈ 1948)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux tours : inscription par arrêté du 5 avril 1948
Personnages clés
| Martin de Saint-André - Évêque |
Commanditaire de l'église en 1530. |
| Capitaine Celles - Militaire |
Prit le château en 1584. |
| Parti de Joyeuse - Faction catholique |
Prit le château en 1590. |
Origine et histoire
L'église Saint-Alexandre d'Aigues-Vives, située dans le département de l'Aude en région Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle, avec des traces documentaires dès 1269. L'église actuelle, construite en 1530 sous l'épiscopat de Martin de Saint-André, remplace un édifice antérieur dont l'une des tours servait probablement de clocher. Son architecture comprend une nef unique terminée par un chevet polygonal, flanquée de quatre chapelles latérales et deux sacristies. Les culs-de-lampe des chapelles sont sculptés, et les fausses voûtes de la nef datent de 1872.
Les deux tours adjacentes à l'église, dont l'une sert toujours de clocher, sont les vestiges de l'ancien château dépendant de la baronnie de Capendu. Ce château, pris en 1584 par le capitaine Celles puis en 1590 par le parti de Joyeuse, fut probablement abandonné après ces conflits. La tour-clocher, haute de trois étages aux baies en plein cintre, a vu sa toiture refaite au XIXe siècle lors de l'installation d'une horloge. La seconde tour, carrée, présente des chaînes d'angles en calcaire et est partiellement ruinée.
Classées monuments historiques en 1948, ces tours témoignent de l'histoire mouvementée du site, mêlant fonctions religieuse et défensive. Les travaux du XIXe siècle, comme l'exhaussement du sanctuaire en 1873, ont marqué la dernière phase d'évolution majeure de l'édifice, toujours propriété de la commune d'Aigues-Vives aujourd'hui.