Fondation de la chapelle préromane Xe siècle (≈ 1050)
Chapelle dédiée à saint Alexandre, nef unique.
XIe siècle
Rénovation de la nef
Rénovation de la nef XIe siècle (≈ 1150)
Murs remaniés, voûtement ajouté.
1286
Première mention écrite
Première mention écrite 1286 (≈ 1286)
Citée sous *S. Alexandro de la Pausa*.
XVIIe-XVIIIe siècle
Agrandissement de l'édifice
Agrandissement de l'édifice XVIIe-XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’une nef à l’ouest.
1858
Changement de vocable
Changement de vocable 1858 (≈ 1858)
Dédiée à saint Ferréol.
28 novembre 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 28 novembre 1991 (≈ 1991)
Inscription officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Alexandre-de-la-Pava (cad. C.D. 40) : inscription par arrêté du 28 novembre 1991
Personnages clés
Saint Alexandre - Vocable originel
Premier saint patron de l’église.
Saint Ferréol - Vocable à partir de 1858
Dédicace en hommage à l’archiprêtre.
Archiprêtre du Vallespir (1858) - Inspiration du changement de vocable
Portait le prénom Ferréol.
Origine et histoire
L'église Saint-Alexandre-de-la-Pava, aussi appelée Saint-Ferréol de la Pava, est un édifice préroman situé dans le hameau de La Pava, sur la commune d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). Sa partie la plus ancienne, une chapelle du Xe siècle dédiée à saint Alexandre, se compose d’une nef unique rectangulaire prolongée d’une abside circulaire. Les murs de la nef furent rénovés au XIe siècle, et l’église fut agrandie entre le XVIIe et le XIXe siècle par l’ajout d’une seconde nef à l’ouest, dans le même axe. Le chevet, en maçonnerie de moellons, présente des traces d’opus spicatum (appareil en arête de poisson), typique de l’architecture préromane.
Initialement dédiée à saint Alexandre, l’église est mentionnée entre le XIIe et le XIVe siècle sous le nom de S. Alexandro de la Pausa. Elle fut ensuite consacrée à sainte Marie, puis à saint Ferréol en 1858, en hommage à l’archiprêtre du Vallespir de l’époque, portant ce prénom. Le site abritait également un ermitage. L’édifice, orienté et à nef unique, combine des éléments préromans (comme l’abside au plan outrepassé, hérité de la tradition wisigothique) et des remaniements postérieurs, dont un portail occidental en granit, probablement réemployé.
Classée monument historique depuis le 28 novembre 1991, l’église illustre l’évolution architecturale et religieuse de la région. Son abside, au sol en arc outrepassé, et ses murs en moellons éclatés reflètent les techniques constructives locales. La première mention écrite de l’église date de 1286, bien que sa fondation soit antérieure, comme en témoigne le chevet. Les transformations majeures (voûtement de la nef au XIe siècle, agrandissement à l’époque moderne) soulignent son adaptation aux besoins cultuels et communautaires au fil des siècles.