Frise chronologique
1259
Première mention de la paroisse
Première mention de la paroisse
1259 (≈ 1259)
Citation historique de Bruch dans les archives.
1520-1525
Reconstruction gothique-Renaissance
Reconstruction gothique-Renaissance
1520-1525 (≈ 1523)
Travaux par le prieuré du Paravis, interrompus.
1615
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1615 (≈ 1615)
Édifié jusqu’au niveau des combles.
1867-1868
Restauration par Léo Courau
Restauration par Léo Courau
1867-1868 (≈ 1868)
Voûte d’ogives et rehaussement des murs.
1893
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1893 (≈ 1893)
Travaux dirigés par Albert Courau.
2005
Classement monument historique
Classement monument historique
2005 (≈ 2005)
Inscription officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 333) : inscription par arrêté du 22 avril 2005
Personnages clés
| Léo Courau - Architecte bordelais |
Dirige la restauration de 1867-1868. |
| Albert Courau - Architecte agenais |
Auteur des plans du clocher (1893). |
| Arles - Entrepreneur |
Exécute les travaux du clocher. |
| Léopold Payen - Architecte départemental |
Supervise les couvertures en 1909. |
Origine et histoire
L’église Saint-Amand de Bruch, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au début du XVIe siècle. La paroisse est mentionnée dès 1259, mais l’édifice actuel est reconstruit à partir des années 1520 par les religieuses du prieuré du Paravis. Les archives attestent de travaux en 1523 et 1525, interrompus avant l’achèvement des voûtes, laissant visibles les culs-de-lampe et les amorces de voûtes gothiques. Ce chantier initial associe déjà des décors Renaissance à une structure médiévale, avec une nef unique flanquée de chapelles et un chevet pentagonal.
Un clocher-porche est ajouté en 1615, puis surélevé en 1867 lors d’une restauration majeure confiée à l’architecte bordelais Léo Courau. Ce dernier remplace le plafond lambrissé par une voûte d’ogives conforme au projet initial, nécessitant le rehaussement des murs et de la toiture. Le campanile, devenu disproportionné, est démoli en 1874, et le clocher est finalement achevé en 1893 par l’entrepreneur Arles, selon les plans de l’architecte agenais Albert Courau. Une dernière campagne de réfection des couvertures est menée en 1909 sous la direction de Léopold Payen.
L’église, située hors de l’enceinte médiévale de Bruch, illustre les évolutions architecturales entre Moyen Âge et époque moderne. Classée monument historique en 2005, elle fait l’objet de restaurations continues, comme en témoigne le chantier engagé en 2012. Ses transformations successives reflètent à la fois les ambitions artistiques de la Renaissance et les adaptations fonctionnelles des XIXe et XXe siècles.