Première mention écrite 961 (≈ 961)
Testament de Raymond Ier, comte de Rouergue.
1307
Dissolution des Templiers
Dissolution des Templiers 1307 (≈ 1307)
Passage aux Hospitaliers de Saint-Jean.
1519
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1519 (≈ 1519)
Par Pierre, évêque de Viviers.
1892
Désaffectation
Désaffectation 1892 (≈ 1892)
Jugée trop isolée.
1975-1980
Restauration
Restauration 1975-1980 (≈ 1978)
Dirigée par Roland Hévin.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique 1984 (≈ 1984)
Arrêté du 9 juillet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Amans-le-Vieux (ancienne) (cad. D 404) : classement par arrêté du 9 juillet 1984
Personnages clés
Raymond Ier - Comte de Rouergue
Mentionne l’église en 961.
Pierre (évêque de Viviers) - Consécrateur
Consacre l’église en 1519.
Roland Hévin - Restaurateur
Dirige les travaux (1975-1980).
Origine et histoire
L'église Saint-Amans-le-Vieux de Caylus, située dans le Tarn-et-Garonne en région Occitanie, est un édifice religieux construit au 1er quart du XVIe siècle. Elle remplace une ancienne église romane qui appartenait à la commanderie des Templiers de Lacapelle-Livron. Après la dissolution de l'ordre en 1307, le site passa aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui édifièrent l'église actuelle entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. Son chevet à trois pans, sa fenêtre axiale à remplage gothique et son portail en anse de panier surmonté d’un blason à la croix de Malte témoignent de cette transition architecturale. L’église fut désaffectée en 1892, jugée trop isolée, avant d’être classée monument historique en 1984.
Entre 1975 et 1980, une restauration majeure fut menée sous l’impulsion de Roland Hévin, permettant de sauver l’édifice. La chapelle nord, voûtée en berceau, pourrait être le chœur primitif de l’église paroissiale attestée dès 961 dans le testament de Raymond Ier, comte de Rouergue. L’église actuelle fut consacrée en 1519 par Pierre, évêque de Viviers, au nom de l’évêque de Cahors. Aujourd’hui, elle appartient à la mairie de Caylus, cédée symboliquement par l’association restauratrice à condition qu’elle ne soit ni vendue ni exploitée à des fins commerciales.
Le clocher, intégré au pignon de la façade, et la voûte sexpartite du chœur illustrent les influences gothiques tardives. Le portail sud, orné d’un blason hospitalier, rappelle le rôle des ordres religieux dans la construction et la gestion des lieux de culte en Occitanie. Après sa désaffectation, l’église connut une période d’abandon avant sa restauration, qui lui redonna une place dans le patrimoine local. Les sources mentionnent également son adresse précise (6301 Saint-Amans le Vieux, 82160 Caylus) et son classement officiel en 1984, soulignant son importance historique et architecturale.