Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Clocher et portail de style roman.
XVe siècle
Agrandissement médiéval
Agrandissement médiéval XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de chapelles et dallage funéraire.
1865-1870
Restauration par Chevillard
Restauration par Chevillard 1865-1870 (≈ 1868)
Voûtes, rosace, baies en tuffeau refaites.
7 juin 1993
Classement partiel
Classement partiel 7 juin 1993 (≈ 1993)
Chœur et clocher inscrits MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur et clocher (cad. AI 88) : inscription par arrêté du 7 juin 1993
Personnages clés
Chevillard - Architecte restaurateur
Dirige les travaux de 1865-1870.
Origine et histoire
L’église Saint-André, située à Saint-André-sur-Sèvre (Deux-Sèvres), trouve ses origines au XIIIe siècle, avec un clocher et un portail marquant encore une influence romane. À la fin du Moyen Âge (XVe siècle), l’édifice est agrandi, reflétant les évolutions architecturales de l’époque, notamment par l’ajout de chapelles latérales et un dallage funéraire presque entièrement composé de pierres tombales. La nef, initialement voûtée, s’organise en quatre travées rectangulaires, soutenues par des contreforts et éclairées par des baies.
Au XIXe siècle, l’architecte Chevillard mène d’importants travaux de restauration entre 1865 et 1870, transformant profondément la structure. Il introduit quatre voûtes en brique sur croisées d’ogives en granit, une rosace néogothique, et remanie les contreforts, les murs gouttereaux, ainsi que les baies en tuffeau. La charpente, les vitraux et le crépis extérieur sont également renouvelés. La travée sous clocher, voûtée en coupole nervurée, évoque un style transitional entre l’Anjou et le Poitou, caractéristique des prémices vendéennes.
Classée partiellement aux Monuments Historiques en 1993 (chœur et clocher), l’église illustre les superpositions stylistiques romanes, gothiques et néogothiques. Son histoire reflète aussi les pratiques funéraires médiévales, avec un sol autrefois couvert de dalles tombales, et les interventions modernes visant à préserver un patrimoine rural marqué par les reconstructions successives.