Fondation présumée Ve siècle (≈ 550)
Première église sur nécropole antique.
1114
Rattachement à Saint-Victor
Rattachement à Saint-Victor 1114 (≈ 1114)
Intégration à l’abbaye marseillaise.
XVIIe siècle
Transformation en séminaire
Transformation en séminaire XVIIe siècle (≈ 1750)
Confié aux Oratoriens.
1848
Retour au culte
Retour au culte 1848 (≈ 1848)
Après usage militaire.
3 avril 1984
Classement MH
Classement MH 3 avril 1984 (≈ 1984)
Protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-André (ancienne) (cad. LI 357) : classement par arrêté du 3 avril 1984
Personnages clés
Alaric II - Roi wisigoth
Organisateur du concile de 506.
Origine et histoire de l'Église Saint-André
L'église Saint-André d'Agde, située place Gambetta dans la vieille ville, est considérée comme la plus ancienne église de la cité. Sa fondation remonterait aux premiers siècles du christianisme en Gaule, construite sur une ancienne nécropole antique puis paléochrétienne. Elle fut le siège du concile d'Agde en 506 sous le règne du roi wisigoth Alaric II, marquant son importance historique précoce. Le monument, initialement monastère prospère jusqu’au XIe siècle, fut rattaché à l’abbaye Saint-Victor de Marseille en 1114, puis connut diverses affectations religieuses et éducatives, notamment comme séminaire confié aux Oratoriens au XVIIe siècle.
L’église, devenue paroissiale en 1676, perdit cette fonction à la Révolution et fut transformée en parc d’artillerie avant d’être rendue au culte en 1848. Son architecture mêle des éléments romans (chevet et base du clocher datés du XIIe siècle ?) et des ajouts ultérieurs, comme le portail néo-gothique du XIXe siècle ou la flèche du clocher (1855, démolie en 1982). À l’intérieur, une colonne dite du Concile, vestige présumé de l’église du VIe siècle, et des stalles du XVIIe siècle issues de la cathédrale Saint-Étienne témoignent de son riche passé. Classée monument historique en 1984, elle abrite encore aujourd’hui des messes hebdomadaires.
Le cimetière atteste de son rôle funéraire continu depuis l’époque gallo-romaine, avec des sépultures de diverses périodes. Le site, propriété de la commune d’Agde, illustre ainsi près de quinze siècles d’histoire religieuse et architecturale en Languedoc, entre héritage paléochrétien, influence romane, et transformations modernes. Son clocher carré, partiellement roman, et ses chapelles latérales voûtées d’ogives reflètent cette stratification temporelle unique.