Fondation initiale Ve siècle (≈ 550)
Fondation traditionnelle de l'église et accueil du concile d'Agde en 506.
XIe siècle
Affiliation monastique
Affiliation monastique XIe siècle (≈ 1150)
Rattachement à l'abbaye Saint-Victor de Marseille devenu définitif en 1114.
XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XIIe siècle (≈ 1250)
Les premiers niveaux du clocher-tour carrée pourraient dater de cette période.
XVIIe siècle
Évolution institutionnelle
Évolution institutionnelle XVIIe siècle (≈ 1750)
L'église devient paroissiale en 1676 et les stalles sont ajoutées.
XVIIIe siècle
Transformation révolutionnaire
Transformation révolutionnaire XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'église est transformée en parc d'artillerie pendant la Révolution.
XIXe siècle
Restauration et retour
Restauration et retour XIXe siècle (≈ 1865)
Retour au culte en 1848 et ajout d'une flèche néo-gothique en 1855.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-André (ancienne) (cad. LI 357) : classement par arrêté du 3 avril 1984
Origine et histoire de l'Église Saint-André
L'ancienne église Saint-André d'Agde se situe place Gambetta, dans la vieille ville d'Agde (Hérault). Sa fondation remonterait aux premiers siècles du christianisme en Gaule ; l'édifice est traditionnellement daté du Ve siècle et a accueilli le concile d'Agde en 506. L'église s'établit sur une nécropole antique puis paléochrétienne. Monastère prospère jusqu'au XIe siècle, Saint-André fut rattaché à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, affiliation devenue définitive en 1114. Aux XVIe et XVIIe siècles, le prieuré est successivement annexé aux écoles de Saint-Benoît et Saint-Germain puis au chapitre de Montpellier, avant de devenir séminaire puis collège-séminaire confié aux Oratoriens. L'église est promue paroissiale en 1676 et le reste jusqu'à la Révolution ; transformée en parc d'artillerie, elle n'est rendue au culte qu'en 1848. Le plan actuel pourrait reprendre celui de l'église primitive, mais cela n'est pas confirmé. Le chevet est orienté à l'est ; la nef comprend quatre travées, la quatrième formant le transept, et s'achève par une abside carrée. Les troisième et quatrième travées s'ouvrent latéralement sur des chapelles rectangulaires voûtées d'ogives. L'entrée se fait au nord par un porche-vestibule fermé par un portail néo-gothique en arc brisé. Dans la dernière travée de la nef, côté sud, se trouve la colonne dite du Concile, colonne engagée en tambours de basalte à base trapézoïdale et chapiteau en galette grossièrement mouluré ; la tradition orale l'identifie à un vestige de l'église du VIe siècle. Les stalles, provenant de la cathédrale Saint-Étienne, datent du XVIIe siècle. L'angle nord-est du chevet est occupé par un clocher-tour carrée élevé sur plusieurs niveaux ; ses premiers niveaux pourraient être d'époque romane (XIIe siècle). Jusqu'en 1982, le clocher était surmonté d'une sorte de flèche néo-gothique de 1855, couverte de tuiles vernissées. Le cimetière conserve des sépultures de diverses époques à partir de l'époque gallo-romaine. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 3 avril 1984. Selon le site de la paroisse, une messe y est célébrée tous les jeudis à 9 h 30.