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Église Saint-André d'Angoulême en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-André d'Angoulême

  • Rue Taillefer
  • 16000 Angoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
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Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Église Saint-André dAngoulême
Crédit photo : JLPC - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
16000 Angoulême, Rue Taillefer

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1020
Première mention de l’église
2e moitié XIIe siècle
Construction de l’édifice roman
1568
Destruction des voûtes
1653
Début des restaurations
1668
Achèvement des voûtes romanes
1825
Construction de la façade néo-classique
1951
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-André : inscription par arrêté du 13 février 1951

Personnages clés

Guillaume II - Comte d’Angoulême Mentionne l’église en 1020.
Coligny - Chef protestant Responsable de la destruction en 1568.
Jean Thomas des Bertonnières - Curé de Saint-André Signe le contrat de restauration en 1653.
Jean Ancelin - Architecte Dirige les travaux des voûtes.
Paul Abadie père - Architecte néo-classique Conçoit la façade en 1825.
François et Mathurin Cazier - Sculpteurs baroques Auteurs du retable de 1669.
Jacques Rogier - Artisan sculpteur Réalise la chaire en 1692.

Origine et histoire de l'Église Saint-André

L’église Saint-André d’Angoulême, située dans le département de la Charente, est l’une des plus anciennes églises de la cité, mentionnée dès 1020 dans une charte du comte Guillaume II. Bien qu’aucun vestige de cette première église ne subsiste, sa reconstruction au XIIe siècle marque le début d’un édifice modeste, attenant au palais des comtes Taillefer. Ce sanctuaire, profondément marqué par les conflits, subit des dommages majeurs durant la guerre de Cent Ans (XVe siècle), nécessitant une modernisation avec l’ajout de bas-côtés et de chapelles.

Au XVIe siècle, les guerres de Religion ravagent l’église : en 1568, les troupes protestantes de Coligny détruisent ses voûtes, à l’exception de celle sous le clocher. La restauration s’étale sur un siècle, avec des travaux de maçonnerie signés en 1653 par l’architecte Jean Ancelin et le curé Jean Thomas des Bertonnières. Les voûtes romanes de la nef ne sont relevées qu’en 1668, illustrant la lenteur des réparations. Le style des voûtes, inspiré de l’art Plantagenêt, reflète les influences architecturales de l’époque.

Le XIXe siècle apporte une transformation radicale avec la construction d’une façade néo-classique en 1825 par Paul Abadie père, architecte connu pour son inspiration antique. Cette façade, ornée de pilastres, chapiteaux ioniques et statues de saint André et saint Paul, contraste avec l’avant-nef romane du XIIe siècle, marquée par ses arcades et voûtes en plein cintre. Le clocher, haut de 35 mètres, abrite un carillon dont le bourdon de 1550 servait autrefois à alerter la population.

L’intérieur de l’église abrite un mobilier baroque remarquable, dont un retable de 1669 réalisé par François et Mathurin Cazier, classé monument historique. Ce retable, orné de colonnes torses et de sculptures, représente la Vierge, saint Jean et saint André. La chaire, chef-d’œuvre de Jacques Rogier (1692), illustre les symboles des évangélistes et des apôtres. Une collection de tableaux des XVIe au XIXe siècles, ainsi que des reliques de saint André, complètent ce patrimoine artistique.

L’architecture hétéroclite de Saint-André, mêlant roman, gothique flamboyant et néo-classique, témoigne de son histoire mouvementée. Les chapelles disparues, comme celle des Houlier ou des Corliot, rappellent les transformations successives de l’édifice. À proximité, une supposée lanterne des morts du XIIe siècle – peut-être une cheminée du palais Taillefer réinstallée au XIXe siècle – ajoute une énigme historique au site.

Classée monument historique depuis 1951, l’église Saint-André incarne près de mille ans d’histoire religieuse et architecturale, reflétant les bouleversements politiques, artistiques et sociaux d’Angoulême, de l’époque médiévale à la Révolution industrielle.

Liens externes

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