Frise chronologique
Xe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
Xe siècle (≈ 1050)
Acte de consécration de la cathédrale d’Urgell
XIe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet
XIe siècle (≈ 1150)
Partie la plus ancienne conservée
XIIe siècle
Édification de l’église
Édification de l’église
XIIe siècle (≈ 1250)
Période principale de construction romane
XIIIe siècle
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques
XIIIe siècle (≈ 1350)
Peintures de l’abside (Cène, Christ)
XVIIIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Agrandissement de l’édifice
21 décembre 1954
Classement monument historique
Classement monument historique
21 décembre 1954 (≈ 1954)
Protection officielle de l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 21 décembre 1954
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique |
Origine et histoire
L'église Saint-André d'Angoustrine, située dans le village d'Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes en Cerdagne (Pyrénées-Orientales), est un édifice roman du XIIe siècle. Elle se distingue par son chevet semi-circulaire du XIe siècle et ses deux chapelles latérales ajoutées au XVIIIe siècle. Dominant le village à l’ouest, elle est entourée d’un cimetière et ne doit pas être confondue avec l’église néogothique du même nom située au centre du bourg. Son architecture combine une nef unique, un clocher-mur à trois baies, et un portail sud du XIIe siècle orné de chapiteaux sculptés et d’une archivolte à quatre voussures.
L’église est mentionnée pour la première fois au Xe siècle dans l’acte de consécration de la cathédrale Sainte-Marie d’Urgell. Classée monument historique en 1954, elle abrite des fresques du XIIIe siècle dans son abside, représentant la Cène, les mois de l’année et le Christ en Majesté. Ces peintures, réalisées à la détrempe avec des tons rouge et noir sur fond gris, sont réparties sur deux registres. L’édifice, construit en moellons et couvert de lauzes, utilise la pierre de taille uniquement pour les éléments structuraux comme le portail, les chaînages d’angle et les oculi.
Le portail sud, typique de l’art roman, est encadré de colonnes surmontées de chapiteaux et présente une archivolte décorée de motifs variés (boudin, claveaux biseautés). Le chevet, orné d’une arcature en plein cintre, et le clocher-mur, similaire à ceux des églises voisines de Llo et Caldegas, illustrent l’influence régionale. L’abside conserve également des ferrures anciennes sur sa porte en granit, témoignant de son usage continu à travers les siècles.
Les objets mobiliers de l’église sont référencés dans la base Palissy, soulignant son importance patrimoniale. Propriété de la commune, elle incarne à la fois un lieu de culte et un marqueur historique de la Cerdagne, reflétant les échanges culturels et artistiques entre la Catalogne et le Languedoc-Roussillon (aujourd’hui Occitanie).