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Église Saint-André d'Ézy-sur-Eure à Ézy-sur-Eure dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise moderne

Église Saint-André d'Ézy-sur-Eure

    Rue de la République
    27530 Ezy-sur-Eure
Propriété de la commune
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Église Saint-André dÉzy-sur-Eure
Crédit photo : Paubry76 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1939
Église jugée vétuste
1944
Destruction par bombardements
1956-1957
Reconstruction par Novarina
2004
Protection Monument Historique
2012
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église, en totalité, y compris son parvis (cad. B 788) : inscription par arrêté du 6 décembre 2004

Personnages clés

Maurice Novarina - Architecte Concepteur de l’église en 1957.
Raoul Ubac - Peintre-verrier Auteur des vitraux sous direction.
Patrice Novarina - Architecte Restauration du clocher en 2012.
Elvire Jan - Peintre-verrier Vitraux de la sacristie.

Origine et histoire

L’église Saint-André d’Ézy-sur-Eure, initialement jugée vétuste en 1939, fut détruite par les bombardements de 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce monument, situé dans le département de l’Eure, était à l’origine implanté dans le quartier de l’île avant d’être reconstruit dans le centre-ville. Sa destruction offrit l’opportunité d’une reconstruction moderne, reflétant les besoins spirituels et architecturaux de l’après-guerre.

La reconstruction de l’église fut confiée en 1956-1957 à l’architecte savoyard Maurice Novarina, figure majeure de l’art minéral. Ce courant se caractérise par l’usage du béton armé et des lignes épurées, inspirées des églises romanes du XIe siècle d’Italie du Nord. Novarina conçut un édifice rectangulaire en pierre, avec un volume unique soutenu par des fermes en tôle pliée, et un intérieur en sapin. Le clocher-campanile carré, typique de son style, fut restauré en 2012 par son fils, Patrice Novarina, également architecte.

Les vitraux, éléments marquants de l’église, furent réalisés par Raoul Ubac sous la direction de Maurice Novarina. La sacristie, reproduisant le plan de l’édifice principal, abrite également des vitraux d’Elvire Jan. Ces collaborations artistiques font de Saint-André un exemple rare d’architecture religieuse de la Reconstruction dans l’Eure. L’église, protégée en totalité (y compris son parvis) depuis 2004, dépend du diocèse d’Évreux et forme la paroisse rurale de Saint-André-Mesnille.

Le choix de Novarina s’inscrit dans une volonté de renouveau liturgique et esthétique, marquant une rupture avec les styles traditionnels. L’usage du béton et des matériaux modernes symbolisait alors l’espoir et la modernité, tout en ancrant l’édifice dans une tradition romane revisitée. Les vitraux abstraits d’Ubac, intégrés à la structure, créent une lumière tamisée propice à la méditation, illustrant l’alliance entre art sacré et innovation.

Aujourd’hui, l’église Saint-André témoigne de l’histoire mouvementée d’Ézy-sur-Eure, entre destruction et renaissance. Classée au titre des Monuments Historiques, elle attire les amateurs d’architecture religieuse du XXe siècle et reste un lieu de culte actif au sein de la communauté locale. Son parvis, inclus dans la protection, souligne son rôle central dans le paysage urbain reconstruit après-guerre.

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