Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-André de Bernis dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman languedocien

Église Saint-André de Bernis

    Route de Camargue
    30620 Bernis
Propriété de la commune
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Église Saint-André de Bernis
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
920
Première mention de Bernis
1119
Première mention de l'église
1680
Reconstruction post-guerres de Religion
1703
Incendie destructeur
1854
Construction de la flèche
31 mai 2006
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. BB 53) : inscription par arrêté du 31 mai 2006

Personnages clés

Jean Cossefière - Maçon Reconstruit l’église en 1680
Revoil - Architecte Conçoit la flèche du clocher (1854)
Claude - Empereur romain Borne milliaire à son nom réemployée

Origine et histoire

L’église Saint-André de Bernis, située dans le département du Gard en Occitanie, est un édifice dont les origines remontent au XIIe siècle. Mentionnée dès 1119 sous le nom d’Ecclesia Sancti-Andreæ de Berniz, elle conserve de sa période romane un portail richement sculpté et une nef, le reste ayant été détruit lors des guerres de Religion et d’un incendie en 1703. Le village de Bernis, quant à lui, est attesté dès le Xe siècle dans les archives de la cathédrale de Nîmes, sous des formes variées comme Villa Bernices (920) ou Castrum de Bernizes (1007).

La reconstruction de l’église s’échelonne sur plusieurs siècles : une première campagne est menée en 1680 par le maçon Jean Cossefière après les ravages des guerres de Religion, suivie d’une seconde au XVIIIe siècle pour réparer les dégâts de l’incendie de 1703. À cette époque, une chapelle seigneuriale, coiffée d’un dôme à l’impériale, est ajoutée au nord. Le clocher actuel, avec sa flèche, date de 1854, selon les plans de l’architecte Revoil. L’édifice, marqué par son histoire mouvementée, est inscrit aux monuments historiques depuis 2006.

Parmi les éléments remarquables de l’église, le portail roman occidental se distingue par ses chapiteaux ornés de sirènes, griffons et entrelacs, ainsi que par une rare roue solaire wisigothique. À l’intérieur, une colonne de la nef est en réalité une borne milliaire romaine de 2,90 m, réemployée et classée depuis 1906. Elle porte une inscription dédiée à l’empereur Claude. Pendant la Révolution, l’église est brièvement transformée en temple de la raison (1794) avant de retrouver sa fonction cultuelle.

L’architecture de la façade, en pierre de taille, combine un oculus et le portail roman, tandis que le clocher, reconstruit au XIXe siècle, a subi des dommages répétés par la foudre (1885, 1895). Aujourd’hui, l’église appartient à la commune et est protégée dans le cadre d’une zone de protection du patrimoine architectural. Plusieurs objets liturgiques associés sont répertoriés dans la base Palissy.

Liens externes