Frise chronologique
XIVe siècle (début)
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (début) (≈ 1415)
Nef et lancettes en arc brisé
1546
Clocher inachevé
Clocher inachevé
1546 (≈ 1546)
Enquête épiscopale mentionnée
1881
Restauration par Coralie Laudet
Restauration par Coralie Laudet
1881 (≈ 1881)
Fausse voûte, rose, verrières Gesta
6 janvier 1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 janvier 1998 (≈ 1998)
Protection totale de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Saint-Cricq (cad. F 154) : inscription par arrêté du 2 juillet 1973
Personnages clés
| Coralie Laudet - Bienfaitrice (XIXe siècle) |
Finance la restauration de 1881 |
| Famille Gillet (marquis de La Caze) - Seigneurs locaux (Ancien Régime) |
Litre funéraire dans la chapelle |
| L.-V. Gesta - Verrier toulousain (XIXe siècle) |
Auteur des vitraux commandés |
Origine et histoire
L'église Saint-André de Bouau, située à Parleboscq dans les Landes, est un édifice religieux construit principalement aux XIVe et XVIe siècles. Elle se distingue par son architecture en brique, rare pour la région, et son clocher-tour à sept pans ajouté au XVIe siècle. La nef, composée de deux travées prolongées par une abside à trois pans, est voûtée d'ogives avec des liernes et tiercerons, caractéristiques du gothique flamboyant. Les contreforts en pierre, ajoutés pour stabiliser la voûte, et le portail occidental à décor flamboyant datent de cette même campagne de travaux.
Au XVIe siècle, une restauration majeure transforme l'édifice : percement de baies à remplages dans le chœur, construction du clocher inachevé en 1546, et ajout d'une chapelle sud-ouest, peut-être funéraire, ornée d'une litre aux armes des Gillet, marquis de La Caze, seigneurs locaux. Une sacristie est adjointe au nord, probablement au XVIIIe siècle, puis complétée par une annexe en pan de bois au XIXe siècle.
En 1881, Coralie Laudet, châtelaine de Laballe, finance des travaux incluant une fausse voûte en bois pour la première travée, une rose en façade, et des verrières signées L.-V. Gesta. Les deux pavillons en pan de bois encadrant le portail datent aussi de cette période. Classée Monument Historique en 1998, l'église conserve des éléments médiévaux (lancettes du XIVe siècle) et des ajouts modernes, témoignant de son évolution architecturale sur six siècles.
L'édifice illustre l'adaptation des églises rurales landaises, mêlant brique (corps principal), pierre (contreforts, sacristie) et pan de bois (édicules d'entrée). Son histoire reflète les influences seigneuriales (famille Gillet) et les restaurations liées à la piété locale, comme celle de Coralie Laudet, bienfaitrice des églises de Parleboscq.