Frise chronologique
1179
Première citation historique
Première citation historique
1179 (≈ 1179)
Restitution des dîmes par les d’Anthé après le concile du Latran.
1470-1530
Construction de la chapelle funéraire
Construction de la chapelle funéraire
1470-1530 (≈ 1500)
Chapelle nord réservée aux Lustrac et successors.
fin XVe siècle
Restauration par les Lustrac
Restauration par les Lustrac
fin XVe siècle (≈ 1595)
Reconstruction du chœur et ajout de voûtes ogivales.
1601
Visite de Nicolas de Villars
Visite de Nicolas de Villars
1601 (≈ 1601)
Église épargnée par les guerres de Religion.
1790
Fin du titre paroissial
Fin du titre paroissial
1790 (≈ 1790)
Dernière mention avant la Révolution.
26 août 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 août 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. I 47) : inscription par arrêté du 26 août 1994
Personnages clés
| Famille d’Anthé - Seigneurs locaux (XIIe siècle) |
Usurpateurs puis restituaires des dîmes en 1179. |
| Arnaud de Lustrac (Naudonnet) - Seigneur de Lamothe-d’Anthé (XVe siècle) |
Initiateur des restaurations post-guerre de Cent Ans. |
| Antoine Ier de Lustrac - Commanditaire (fin XVe siècle) |
Fait construire la chapelle funéraire familiale. |
| Jeanne Franget - Veuve d’Adrien de Lustrac |
Testament de 1577 pour inhumation dans la chapelle. |
| Nicolas de Villars - Visiteur officiel (1601) |
Confirme l’état intact après les guerres de Religion. |
| Jules Mascaron - Évêque (1682) |
Note la chapelle des Lustrac comme propriété des La Capelle-Biron. |
Origine et histoire
L’église Saint-André-de-Carabaisse, située à Tournon-d'Agenais (Lot-et-Garonne), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est citée dès 1179 comme église principale de Tournon, liée aux dîmes usurpées puis restituées par la famille d’Anthé après le concile du Latran. À l’époque romane, elle se composait d’une nef rectangulaire et d’une abside en hémicycle. Son rôle central est confirmé par ses annexes : les églises Saint-Barthélemy de Tournon, Saint-Bazile à Tourreil, et Saint-Jean à Lucante (aujourd’hui disparue).
À la fin du XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l’église, en mauvais état, est restaurée par la famille de Lustrac, nouvelle propriétaire du château voisin de Lamothe-d’Anthé. Le chœur carré est reconstruit et voûté d’ogives, décoré de peintures représentant le tétramorphe. La nef romane et son portail sud sont conservés. Entre 1470 et 1530, les Lustrac ajoutent une chapelle funéraire au nord, réservée à leur lignée, comme en témoigne le testament de Jeanne Franget (1577), veuve d’Adrien de Lustrac, souhaitant y être inhumée.
L’édifice traverse les guerres de Religion sans dommage majeur, comme le note Nicolas de Villars en 1601. Au XVIIe siècle, la chapelle des Lustrac passe aux seigneurs de La Capelle-Biron. L’église, toujours paroissiale en 1790, conserve son titre jusqu’à la Révolution. Son clocher-mur à quatre baies campanaires et sa toiture en tuiles creuses datent de cette période charnière entre Moyen Âge et Renaissance. Classée Monument Historique en 1994, elle illustre l’architecture religieuse lot-et-garonnaise, mêlant roman, gothique et décor peint des XVIe-XVIIe siècles.